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Nyungwe

05 Juillet 2012

Le parc national de Nyungwe

Faune et flore remarquables


Etendu sur 1000 km² de majestueuses collines au sud-est du Rwanda, le Parc national de Nyungwe est la plus grande réserve de forêts d’altitude en Afrique de l’Est, et l’une des plus anciennes. Son origine est antérieure à la dernière glaciation. Lieu unique pour la diversité de sa flore, la forêt abrite 200 espèces différentes d’arbres et une myriade de fleurs. La forêt de Nyungwe est réputée pour ses 13 espèces de primates dont le chimpanzé, le colobe d’Angola… ses 300 espèces d’oiseaux dont le touraco bleu…

Randonnée


Un important réseau de pistes pédestres bien entretenues mène, à travers la forêt, à des chutes d’eau et des points de vue panoramiques.
Avant d’entrer dans la forêt, nous avons traversé de magnifiques tapis de plantes de thé s’étirant vers les collines et, au loin, le lac Kivu côté Congo. Lors de notre randonnée, nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion de voir beaucoup d’espèces d’animaux car l’heure était trop avancée et la température trop élevée. Nous avons débusqué quelques papillons remarquables, l’un ou l’autre oiseau, un petit crapaud, et trois espèces de primates dont le singe des montagnes avec sa fameuse barbe blanche.

Tapis de thé


Au retour, nous avons eu l’occasion d’assister au ramassage de la récolte de thé. Le thé est récolté tous les jours. On cueille les plus jeunes pousses. Le travail est uniquement manuel et un cueilleur peut cueillir jusqu’à 9 kilos de thé en une journée pour un salaire malheureusement dérisoire. Chaque sac étant pesé, chacun est payé en fonction du poids récolté.

Chez le grand-papa

04 Juillet 2012

A la rencontre du grand père de nos hôtes

La famille


Nous sommes très heureux d'avoir pu accompagner notre hôte dans la famille de son papa. Son grand-père nous a accueillis dans sa maison où plusieurs de ses fils nous ont rejoints avec femmes et enfants. Le cousin de notre hôte nous a été très utile car les membres de la famille ne parlent que Kinyarwanda. Nous avons ainsi pu avoir une conversation tout en partageant les bières que nous avions apportées. Lorsque toute la famille était présente, l'aïeul, comme le veut la coutume, a improvisé un monologue écouté avec beaucoup d'attention par chacun. Il a ainsi raconté son bonheur de voir la famille de Belgique lui rendre visite. C'était un moment très émouvant.

La maison


La maison est typique d'une habitation rwandaise de campagne. Elle est construite en torchis et recouverte de tuiles en terre cuite. La partie principale comporte la pièce de séjour et deux chambres. A l'extérieur, autour d'une cour, plusieurs petites annexes servent de cuisine, d'étable et de toilette. La maison est construite à flanc de colline, au milieu des champs et accessible via un sentier pentu. Paul possède une vache et quelques cochons. Comme c'était la première fois qu'il voyait son arrière-petite-fille, il lui a offert un coq, un cadeau très important.
L'état rwandais, dans sa volonté de modernisation, souhaite que les maisons soient regroupées et plus accessibles, notamment pour l'installation de l'électricité et de l'eau courante. La maison sera démolie et il devra reconstruire en bord de route.

Les cultures


A 97 ans, le grand-père est encore très solide et souple. Il a l'œil vif et toute sa tête. Autour de sa maison poussent ses quelques cultures composées de maïs, de sorgho (utilisé pour faire la bière), de patates douces, de manioc, de soja, de café... Les flancs de la colline ont été taillés en terrasses afin d'éviter l'érosion des terres arables. Tout le travail des champs se fait à la force du poignet, aucune machine n'est utilisée car ne convenant pas et de toutes façons hors de prix pour les paysans locaux. Ceci explique sans doute pourquoi le paysage à cet endroit a été préservé et est exceptionnel.

Rusumo

01 Juillet 2012

Rusumo Falls, chute d'eau à la frontière de la Tanzanie

Les chutes


Rusumo Falls sont des chutes d'eau situées sur la rivière Kagera à la frontière entre le Rwanda et la Tanzanie, partie du cours supérieur le plus éloigné de la rivière du Nil. Bien que les chutes elles-mêmes ne soient pas d'une hauteur importante par rapport aux autres cascades, elles ont joué un rôle important dans l'histoire du Rwanda: parce qu'elles sont enjambées par le seul pont sur le fleuve, elles ont été le théâtre de la première arrivée des Européens en 1894.
Nous y sommes arrivés après avoir traversé des petits villages aux maisons colorées et de nombreuses rizières. A chaque arrêt, de nombreux locaux nous entouraient aussi curieux de nous découvrir que nous de découvrir leur pays. C’est une constante au Rwanda, où que l’on soit, même si on ne voit personne à l’horizon, si on s’arrête, inévitablement quelqu’un apparaît à côté de nous.
Les maisons construites initialement en torchis sont peu à peu remplacées par des maisons en briques ou en bloc de terre. Les blocs de terre sont fabriqués sur place et une journée de séchage au soleil suffit.

Le Kibungo


Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés près de Kirehe à la coopérative des femmes qui fabriquent les tableaux Imigongo. C’est une forme d'art populaire au Rwanda qui est apparu à la fin du 18e siècle dans la province de Kibungo et qui se fait traditionnellement par les femmes. A l'origine, l’Imigongo servait de décoration d'intérieur des murs de cases. Les peintures Imigongo sont créées à partir de bouse de veau appliquée sur des plaques en bois. Les spirales et autres motifs géométriques sont recouverts de différentes couleurs naturelles, telles que les noir, blanc et rouge.

Nous avons découvert la joie de manger dans un restaurant très local. Les brochettes de chèvres, les bananes grillées et les bières ne nous ont pas rendus malades à la grande surprise de notre hôte.

Akagera

30 Juin 2012

Le parc animalier de l'Akagera

Le parc


Situé à une altitude relativement faible sur la frontière avec la Tanzanie, le Parc National de l’Akagera offre un paysage typique de savane africaine assez différent des collines venteuses propres à la majeure partie du Rwanda. Le parc est couvert de prairies envahies par les acacias et entourant lacs et marais qui suivent le cours sinueux de l’Akagera, la plus haute source du Nil.

Les animaux


L’Akagera est avant tout un refuge d’animaux sauvages. Lors de notre première visite, nous avons eu l’occasion d’y croiser un troupeau de buffles paresseux, un groupe de magnifiques zèbres, quelques fières girafes et plusieurs espèces d’antilopes dont le superbe impala et le gauche topi. Nous avons également pu admirer un aigle en plein repas, un marabout, des oiseaux multicolores, entre autres.
Nous y sommes donc retournés. Deux jours et une nuit de camping au milieu des animaux sauvages. Une excellente expérience. Le soir, auprès du feu de bois, les lacs devant et les appels des animaux autour.
Nous avons revu les mêmes animaux et le précieux facochère, l'hippopotame discret, le dangereux varan du Nil, l'élégant aigle d'Afrique, le discret crocodile... Quelques rencontres inattendues comme ce buffle qui traverse le chemin d'un bond devant la voiture, la maison de l'ancien président assassiné envahie du rez au toit par les babouins, le zèbre qui après avoir bu dans le marais joue à faire des clapotis, la femelle crocodile sur son nid protégeant ses oeufs ou encore ce ravissant petit oiseau femelle qui fait son nid dans un excrément... Nous n'avons malheureusement pas vu l'éléphant dont les nombreuses et imposantes déjections prouvent la présence. Il est timide paraît-il et malgré sa masse impressionnante, il n'a pas son pareil pour se dissimuler dans les fourrés.
Cette fois, nous avons découvert tous le parc, du sud au nord. La plaine de savane le long de la rivière Akagéra est riche en troupeaux: des antilopes, des zèbres, des buffles, des girafes...
Journées fatigantes au volant du 4x4 sur les pistes, mais... quelle belle aventure.

Kigali

29 Juin 2012

En plein essor

Capitale du Rwanda


Située au cœur géographique du Rwanda, la ville de Kigali est en expansion rapide. Comme tout le Rwanda, elle est formée de collines sur les flancs desquelles les différents quartiers sont construits de façon assez anarchique. Sous la pression du gouvernement, les quartiers se modernisent, anciennes maisons et hangar laissant peu à peu la place à des bâtiments modernes et fonctionnels. Les habitants expropriés utilisent l’argent reçu pour se construire de belles demeures dans la campagne autour de Kigali, étendant peu à peu les limites de la ville.

Circulez


Les rues sont très animées car les rwandais vivent dehors. Ils donnent l’impression d’aller toujours quelque part et c’est ainsi qu’à Kigali, mais aussi dans tout le pays, de nombreuses personnes circulent à pied. La circulation en heures de pointe est très désordonnée et, comme dans beaucoup de villes africaines, les règles ne sont pas respectées. Les voitures et les motos s’enchevêtrent et les carrefours se traversent pratiquement au culot. Les rues ne sont pas toutes asphaltées et il n’est pas rare, en pleine ville, de circuler sur des pistes défoncées par la saison des pluies.

Le marché


Dans les quartiers, on peut faire ses emplettes au marché. Celui-ci est abrité dans des hangars où les étals sont tout en longueur. Les vêtements et tissus sont accrochés à même la structure métallique tandis que fruits et légumes sont groupés sous formes de collines rappelant la géographie accidentée du pays. Dès l'arrivée sur les lieux, on est assailli par des porteurs qui, pour une somme modique, se chargeront non seulement de porter les provisions mais également de nous guider et de discuter les prix en Kinyarwanda.

Mets locaux


Dans Kigali, les restaurants sont nombreux et il y en a pour tous les goûts. Nous avons eu l’occasion de goûter de merveilleuses brochettes de bœuf, de perche du Nil ou encore de chèvre. Jimmy et Marie-Pierre, nos hôtes, nous ont également fait découvrir la dégustation avec les doigts de tilapias délicieusement farcis de petits légumes et accompagnés de bananes frites. Le tout arrosé de bières, boisson très prisée des rwandais.

Ambiance


A l’hôtel des Mille Collines, il est très agréable de boire un bon verre en écoutant l’orchestre jouer en live. Nous avons également accompagné Jimmy et Mapi à une dot, cérémonie traditionnelle précédent un mariage où la famille du garçon offre la dot en vaches après de longs et savoureux palabres. Le soir, nous avons encore suivi nos hôtes à un mariage sur les hauteurs de Kigali ou nous avons pu constater que les africains ont vraiment le rythme dans la peau.