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Corneilla de Conflent

25 Juillet 2011

L'église classée... parce qu'elle le vaut bien!

Passé prestigieux


Corneilla-de-Conflent, commune des Pyrénées-Orientales au passé prestigieux de capitale d’été des comtes de Cerdagne. De ce passé, il ne reste que quelques ruines du château et l’église du XIe siècle. En dehors de l’église, on peut découvrir dans le village la chapelle de l’ancien château, une fontaine à la Vierge et la tour de défense de Badabanys du XIe siècle. On relève encore devant l’église une élégante statue représentant un garçon se désaltérant achetée à l’usine de Tusey. Le nom de la ville dérive du nom d’un romain propriétaire du terrain, Corneillus.

L’église de Corneilla-de-Conflent


L’ église Sainte Marie ou Notre Dame de l’Assomption de Corneilla-de-Conflent est remarquable par la qualité de son architecture romane et son mobilier presque entièrement classé. La façade de l’église est en granit et le clocher donjon est une très belle et élégante tour carrée de style lombard de quatre étages dont certains sont percés de petites meurtrières. Les chapiteaux des colonnes de son imposant portail en marbre de Villefranche proviennent d’un ancien cloître, mais ce qui est remarquable, c’est son tympan sculpté représentant une « Vierge en Majesté » ce qui est relativement rare dans la région.
Ce qui vaut vraiment le détour, ce sont les éléments du mobilier intérieur de l’église : ses cinq autels, les statues en bois polychrome de Notre-Dame de Cornella et d’une vierge romane, les magnifiques rétables du XIVe et du XVIIe, l’étonnant baptistère et ses cinq personnages en bois du XVe siècle… Nous avons été très surpris de pouvoir découvrir ainsi le rétable gothique en marbre blanc de 1345 avec ses nombreux bas-reliefs et les 5 statues du baptistère aux expressions particulières. Dommage qu’il n’y ait pas un peu plus d’éclairage, notamment pour apprécier les sculptures en albâtre.
Nous avons achevé la visite de Corneilla par un petit tour de la commune qui possède quelques jolies rues et quelques jolies vues sur l’église, on y revient toujours.

Ille-sur-Têt

24 Juillet 2011

A l'appel des orgues

Nous avons visité la petite ville d'Ille-sur-Têt en deux fois. Dans la vallée de la Têt, au pied du Canigou, elle est dotée d'un patrimoine exceptionnel dans ses enceintes et à proximité. Ici aussi, de nombreuses traces du passé moyenâgeux persistent. Flâner dans les ruelles d’Ille-sur-Têt n’est pas désagréable mais il faut bien avouer que la ville ne met pas vraiment en valeur son patrimoine et que beaucoup de bâtiments sont laissés à leur triste sort. Le site de la ville est pourtant très fourni en explications utiles.

Habitat et fontaines


L’habitat s’est installé au gré de la construction des remparts. Les maisons sont assez hautes et ont les façades enduites ou en matériaux traditionnels (galets et pierres). On retrouve assez bien d’éléments décoratifs comme les frises, les encadrements, les chaînages d’angle… La ville comporte de nombreuses fontaines, certaines toute simples, d’autres aménagées.

Quatre églises


Ille-sur-Têt compte pas moins de quatre églises : l'église St-Etienne-del-Pédreguet datant du XVIIe siècle, de la taille d'une cathédrale, elle s'impose à la vue dès que l'on observe la ville de loin. L'église de la Rodona, est plus ancienne et elle tient son originalité dans l'architecture de son chœur. Il y a encore l'église des Carmes et l’église de l'hospice, reste d'un ancien hôpital médiéval. On peut y voir de nos jours les fresques de Casenoves.

Enceinte militaire


Militairement, Ille est connu pour deux éléments : la triple enceinte percée de huit portes et la tour de l'Alexis, tour médiévale du XIe siècle construite en galets de rivière, carrée, elle a la particularité d'être assez haute.

Des orgues particulièrement silencieuses


La ville d'Ille possède sur son territoire les fameuses orgues d'Ille, des formations géologiques d'une grande finesse. Situées au Nord d'Ille sur Tet, sur la rive gauche du fleuve, ce sont plus précisément ce que les géographes appellent des "cheminées de fée ». Elles proviennent de l’action sculptante exercée par les eaux courantes sur des roches très peu résistantes. Le paysage est remarquable et il est intéressant de s’arrêter le long de la route y menant, plusieurs endroits permettent de prendre de magnifiques photos panoramiques. Une fois arrivé sur place, on découvre un paysage unique dans un lieu très réduit. Les cheminées ont des formes particulières, certaines rappelant vaguement les tours de la Sagrada Familia de Barcelone. A voir absolument.

Le prieuré de Marcevol

23 Juillet 2011

Vestiges de l’ordre des chanoines du Saint Sépulcre

Prieuré et son hameau


Situé à la limite entre le bas-Conflent et le Fenouillèdes, dans les Pyrénées-Orientales, le prieuré de Marcevol est d’architecture romane et dédié à Sainte Marie. Le prieuré est la seule dépendance des chanoines du Saint Sépulcre de Jérusalem en Roussillon. Il a été fondé entre 1128 et 1142. Abandonné à la Révolution, il a été transformé en ferme. Il est en restauration depuis 1972 mais il ne reste quasiment rien des bâtiments d’origine détruits lors d’un tremblement de terre et jamais reconstruits. A proximité du prieuré se trouve la chapelle de Notre Dame des degrés, l'église paroissiale du hameau abandonné de Marcevol. La visite du prieuré peut se faire via un parcours sonore téléchargeable.

Balade dans un écrin naturel


Situé à 560 m d’altitude, le plateau du prieuré de Marcevol domine la vallée de la Têt et fait face au majestueux Canigou. A quelques centaines de mètres du prieuré, le hameau restauré simplement dans le respect de la tradition, avec sa chapelle du XIe siècle ajoute aux charmes de l’endroit. Les nombreux chemins de promenade parfaitement entretenus garantissent de belles ballades. En suivant ce guide, on peut découvrir les principaux points de vue et comprendre l’évolution du paysage. Des vestiges du néolithique, dolmen et oppidum, témoignent de la présence de l’homme sur les lieux depuis très longtemps. D’autres traces témoignent d’une activité régulière : des cultures en terrasses, la vigne, les chemins pastoraux, les chênes verts…
De vieilles pierres, un paysage majestueux, un air pur et une nature authentique, calme et sérénité,... un endroit idéal pour se ressourcer.

La région de Vernet-les-Bains

23 Juillet 2011

Villages accrochés au massif du Canigou

Aulne des sources


Au pied du Canigou – LA montagne des catalans, Vernet-les-Bains est un vieux village accroché à la montagne, authentique et remarquable de par sa situation. Le nom de Vernet-les-bains vient d'une part de Verne, nom vulgairement donné à l'aulne, arbre très répandu au bord des rivières, et d'autre part de la présence de sources d'eau chaude et par voie de conséquences de bains.

Ville haute et ville basse


La première mention de Vernet date de 863. La ville haute a conservé de l’époque moyenâgeuse son château, son église et ses ruelles. L’église Saint Saturnin qui a repris le nom de l’ancienne église emportée par une crue, est de style roman et a été construite au XIIe siècle. La basse ville est surtout dédiée aux thermes avec ses hôtels, son casino, ses riches villas et chalets. Plusieurs constructions datent de la Belle Époque comme celle du Casino.

Village arboretum


Il est très agréable de se promener dans cette petite ville et de tourner dans les pittoresques petites ruelles pavées et fleuries entre les maisons joyeusement colorées et décorées de balcons et de vignes. On se trouve ici dans un village Arboretum où les éléments végétatifs s’interpénètrent. Plus de 2000 arbres et 320 espèces sont identifiés. Le paysage est évidemment magnifique avec la vue sur le massif du Canigou qui protège la ville du haut de ses presque 3000 mètres.

Village perdu


Après avoir passé un bon moment de détente aux Bains de Saint Thomas (massage et baignade dans les eaux chaudes naturelles), nous avons continué la route par pure curiosité et nous sommes arrivés au petit hameau de Prats-Balaguer où la route qui entre dans le village s'arrête rapidement pour faire place à deux ou trois rues assez courtes qui ne sont pas rectilignes. Les maisons classiques, assez simples, à un ou deux étages ne sont pas toutes accolées, il y a pas mal de jardin. Quel calme ici, le hameau semble isolé du reste de la région. Il s’est formé autour de l’église de la Trinité de style roman. L’endroit est très joli et mérite juste un petit détour.

Villefrance de Conflent

23 Juillet 2011

Marchande au Moyen-Âge, marchande aujourd'hui

Fortifications médiévales revues et corrigées par l’inévitable Vauban


A l’image de l’œuvre de Vauban, c’est dans les pierres que l’histoire de Villefranche de Conflent est écrite. Citée parmi les plus beaux villages de France, cette petite cité médiévale des Pyrénées Orientales au confluent de la Têt et du Cady a vu le jour au XIe siècle. Le comte de Cerdagne a édifié les remparts et la tour de la Viguerie mais comme souvent, au XVIIIe, Vauban renforce le système de défense en adaptant les remparts sur deux niveaux et en ajoutant des bastions et construit le Fort Libéria.

Une cité de marbre rose


Cette ancienne cité marchande, capitale du Conflent, qui a su garder de belles échoppes et de grandes maisons de notables et riches commerçants a développé une activité touristique importante au travers de nombreuses échoppes d’artisans proposant moult produits locaux : poterie, savons, pâtisserie… Dès l'entrée fortifiée franchie, on s’aperçoit que les rues ont conservé ce caractère médiéval. Le marbre rose et la griotte (marbre à taches rouges ou brunes), matériaux de constructions prédominants, donnent à la cité un caractère particulier. Les volets de couleur ajoutent au charme des lieux.

Petit tour de ville


La petite citée n’est jamais parcourue que par trois rues dans sa longueur mais elle offre suffisamment d’attractions pour que le visiteur curieux y passe de bons moments. A commencer par les murailles. De l’extérieur, on admirera surtout les bastions pentagonaux construits en saillie des murs. Comme la muraille est double, il y a la place pour se promener entre les murs. Si l’on s’est garé sur le parking derrière la cité, ce qui est loin d’être garanti vu l’affluence, on entre par la Porte d’Espagne directement dans la rue du même nom. C’est le point de départ de la visite des remparts qui permet de découvrir l’ingénieux chemin de ronde à deux niveaux couverts. Outre les remparts, on peut découvrir l’église Saint Jacques de style roman du XIe siècle, la tour-beffroi surmontée par une pyramide en briques, l’ancienne viguerie ou encore l’hôpital de Villefranche fondé en 1225. Chaque maison est également digne d’intérêt.

Fort Liberia


Ce qui attire systématiquement le regard, c’est cette sentinelle accrochée à la montagne et dominant Villefranche, Fort Libéria. Construit par Vauban sur le seul point haut où l’ennemi aurait pu placer ses canons et fortifié par Napoléon, ce monument appartient à un privé qui en organise la visite. On y trouve les aménagements traditionnels : caserne, échauguettes, citerne, prison, … Un souterrain remarquable constitué de marches de marbre rose sous une voûte de pierres taillées relie le Fort à la cité féodale : le Souterrain des 1000 Marches.

Le petit train jaune


Symbole du pays catalan, le « Canari », petit train jaune de Cerdagne, relie Villefranche de Conflent à Latour de Carol. Construite dès 1903, la ligne parcourt 63 km avec un dénivelé de 1200m. La ligne fonctionne toujours et permet un voyage fascinant dans de magnifiques paysages de montagne. Le train franchit des pentes escarpées, traverse de grands espaces parfois au bord du vide. Les wagons découverts offrent la meilleure vision sur le panorama.