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Castelnou

27 Juillet 2011

Puissant au Moyen-Age, authentique aujourd'hui

Un peu d'histoire


castelnou est un des plus beaux villages de France. Petit aujourd'hui, il a pourtant eu une énorme importance au Moyen-Age quand il était encore une vicomté puissante. Le Seigneur de Castelnou, famille importante dans le Roussillon à l'époque, construira son château en 990. Abandonné et pillé durant la révolution, il sera restauré en 1897 quand les villageois se rendront compte du patrimoine exceptionnel de leur village. Le site de Castelnou est très intéressant pour préparer sa visite. Il regorge de jolies photographies.

Hors de l'enceinte


Dès le parking de Thuir, on a une très belle vue d'ensemble sur le village et la montagne. L’église Sainte Marie del Mercadal, toute en simplicité romane, est la première à se visiter puisque construite à l'extérieur des enceintes. Devant l'église, l'ancienne place du marché où, chaque mardi d'été, un marché pittoresque est organisé. Tout en se dirigeant vers le village, on ne peut pas ignorer la tour de gué sur le sommet de la colline voisine. Elle fait partie d'un vaste réseau d'alerte et de défense.

Authenticité


Isolé dans la montagne, à l'arrière plan le Canigou, dès l'imposant portail franchi, on s'aperçoit très vite que le village est quasiment tout entier dédié au château puisque chaque ruelle pavée semble nous conduire à son pas. Les maisons en pierres, vraiment authentiques, sont parfaitement entretenues et les quelques boutiques proposent de bien belles choses. Nous avons failli y acheter un pied de vigne mais avons abandonné l'idée de peur de l'abîmer lors du retour en Belgique.

Le château se mérite


Bien sûr, ça grimpe, les ruelles laissent aussi souvent la place aux escaliers et il faut pousser sur les mollets. Mais cela vaut la peine d'aller jusqu'au château qui malgré quelques scénographies un peu désuètes dispose de vastes terrasses qui offrent de magnifique vues panoramiques. Les ferrures des portes du château montrent un beau savoir-faire artistique.

Dégustation


Nous sommes arrivés tôt et dans une relative fraîcheur mais lors de la descente, le soleil et la chaleur sont au rendez-vous. Le monde commence à arriver aussi d'ailleurs. Nous nous arrêtons alors régulièrement ce qui nous permet de découvrir de nombreux détails architecturaux comme ces grosses bombes recouvertes de tuiles et débordant de la façade, des fours sans doute. Les nombreuses plantes et le lierre des façades ajoutent à la sérénité de l'endroit. A la sortie du village, nous nous faisons un plaisir de déguster le vin du Domaine de Castelnou, un Côtes du Roussillon assez agréable.

Saint Martin du Canigou

27 Juillet 2011

Randonnée et spiritualité

Randonnée


Organisée par le Village de vacances VTF à Vernet, la randonnée depuis Vernet-Les-Bains jusqu’à l’abbaye de Saint Martin du Canigou n’est pas dangereuse mais est plutôt réservée à de bons marcheurs et exige en tout cas une assez bonne condition physique. Le chemin s’élève assez rapidement dans un décor somptueux entre panoramas grandioses et éperons rocheux. Nous rencontrons quelques orris, abris de bergers construits de pierres sèches, où se reposent des lézards. Au gré des lacets, on découvre la Tour de Goa, de belles vues sur Vernet et des vues plongeantes sur l’abbaye. Le ciel par-dessus les Pyrénées est absolument extraordinaire. Difficile pour autant de prendre des photos car le groupe ne s’arrête pas.

Visite de l’abbaye


Saint Martin du Canigou est une abbaye située en plein cœur de la montagne sur le territoire de Casteil, à 1055m d'altitude. Son histoire commence le 12 juin 1005 quand le comte de Cerdagne Guifred, arrière petit fils de Guifred le Velu, donne à sa femme Guisla un alleu situé sur les pentes du Canigou à l'église de St Martin. Elle est vraiment logée au cœur d’un écrin naturel, sur un nid d’aigle entouré de montagnes. L’église est constituée de deux églises superposées dont l’une est quasiment entièrement souterraine. La tour est particulière en ceci qu’elle est surmontée d’un crénelage. Le cloître de forme carrée a conservé trois galeries et la galerie sud a bénéficié de matériaux provenant d’un étage supérieur lors de la restauration assez libre voire fantaisiste. De nombreux marbres de l’abbaye ont été éparpillés lors de la révolution. La visite et l’entretien de l’abbaye est assurée par les « béatitudes ». La beauté et la sérénité du site ajoutées à la visite guidée ne laissent que d’excellents souvenirs.

Les balcons de Taurinya

26 Juillet 2011

Une remarquable ballade entre friche industrielle et abbaye

Le sentier des mines


Cette promenade (650m de dénivelés et 18km parcourus) en forme de boucle au départ du joli village de Taurinya qui longe les crêtes nous mènera jusqu’aux bâtiments abandonnés des mines du Salver. Véritable patrimoine industriel et architectural, le site comprend deux trémies et deux fours, l’un datant probablement du XVIIIème siècle et l’autre de la fin du XIVème, un plan incliné et divers bâtiments administratifs.

Église et abbaye


Après avoir parcouru le site minier, on atteint la tour de Corts, récemment restaurée. Cette tour n’est pas dédiée à la défense du territoire car il s’agit en réalité d’une église romane du XIIe siècle dédiée à Saint Valentin. La vue est imprenable sur le Conflent et l'abbaye de Cuyxa que l’on rejoindra après la traversée de prairies fleuries et de petites rivières à guets. L’abbaye de Cuyxa que nous avions visitée déjà est détaillée dans ce post.

Taurinya


Le retour à Taurinya se fait par le col de Clara. Le petit village, paradis des marcheurs, a beaucoup de charme. C’est aussi le point de départ pour la visite du Canigou. Son église romane, dédiée à Saint Fructueux présente un beau clocher carré et ses petites rues sont tout à fait charmantes.
Nous avons pris notre temps pour cette ballade, elle en valait la peine.

Bouleternère et Boule d'Amont

26 Juillet 2011

A la recherche des beaux retables.

Boule d’Amont


Boule-d’Amont, petite commune des Pyénées-Orientales a été occupée en des temps très reculés mais actuellement, elle se vide de sa population. La route est très longue pour y arriver et il faut vraiment avoir envie d’y aller ou avoir un but bien précis et prévu d’autres visites dans les environs. Ce petit village niché au cœur d’un magnifique environnement naturel est composé de quelques maisons accolées, peu entretenues. La raison de notre visite est l’église Saint Saturnin datée du XIe siècle et romane, elle contient un patrimoine digne d’intérêt : retables, peintures, chaire, statues…

Bouleternère


Le village de Bouleternère est remarquable par le donjon rectangulaire (de l’époque des Wisigoths ?) qui le domine. Bouleternère tire sa forme et quelques constructions du Moyen-Age. Les murs des maisons sont épais en schiste, décorés de marbres parfois et de galets plus souvent. Il faut monter en son centre pour découvrir les deux églises et le donjon. Les beaux retables du XVIIe de l’église Saint-Sulpice sont le but de notre visite.

Le Prieuré de Serrabonne

25 Juillet 2011

Un chef d'oeuvre de l'art roman un jour de pluie

Le prieuré de Serrabonne »


L’ église Sainte-Marie de Serrabone est située au cœur d’une forêt de chênes verts dans la vallée du Boulès. Le mot Serrabone provient de l'expression catalane "Serra Bone", signifiant "la Bonne montagne". Son origine se situe au tournant du premier millénaire. Un peu avant l'établissement du prieuré, une petite église est citée comme lieu de pèlerinage et en 1052, Pierre Bernard fonde le prieuré avec 15 autres moines à la demande du vicomte de Cerdagne. Cette communauté augustine obtiendra en 1082 la reconnaissance de la règle canoniale.
Le prieuré sera profondément modifié durant le XIIe siècle: la nef principale unique est complétée par une nef collatérale voûtée, au sud on construit une galerie voûtée… A la fin du XIXe, le prieuré est en ruine quand Jaubert de Passa, grande figure locale, s'y intéresse. Il s’active afin d’élever à nouveau l'édifice. De 1906 à 1922, il sera restauré, et les aménagements défensifs détruits. La commune de Serrabone, qui s'était formée avec les maisons attenantes, a disparu en 1822. La qualité architecturale de l’ensemble est remarquable.

La tribune


L’aspect extérieur étonnant par sa rudesse et la couleur sombre du schiste ne laisse pas imaginer une seconde la délicatesse des colonnes et chapiteaux intérieurs. Après être passé par un corridor relevé de plusieurs ouvertures entourées de colonnes et sculptures en marbre, une fois la porte franchie, c’est un chef d’œuvre de l’art roman qui se découvre : la tribune en cours de restauration sculptée aux alentours de 1150 dans un marbre du Conflent est un travail de sculpture remarquable dont on ne connaît pas l’auteur. Elle se compose de trois arcades sous une corniche. De nombreuses représentations des écritures y sont représentées : symboles, anges, lions, aigle, taureau… dans un décor végétal varié.

La forêt de chênes verts


Nous avons achevé la visite par une promenade dans les jardins botaniques méditerranéens du prieuré et la forêt de chênes verts magnifiés par la pluie et l’atmosphère humide. La nature y est préservée, à la fois sauvage et verdoyante.
Un lieu véritablement magique, à ne pas manquer.