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Marseille

31 Octobre 2016

Marseille tout en douceur avec la plus merveilleuse des guides.

Oui ! Il faut bien avouer que quand je suis revenu de Marseille, mes ressentis et les propos que j'ai tenus auprès de ma guide étaient très négatifs. Avec le recul, j'avoue avoir beaucoup apprécié ces quatre jours. Alors ! Pourquoi cette déception à chaud ? On en avait tellement parlé, j'étais tellement impatient de descendre sur la Canebière... J'étais surtout fatigué d'avoir trop travaillé en ce début d'année scolaire, d'avoir trop peu dormi, avant et pendant le séjour mais aussi, assez décontenancé par le bruit omniprésent dans la rue de l'hôtel, le jour comme la nuit.
Alors oui ! Je fais ici mon mea culpa auprès de mon irrésistible guide. Il faut avoir vu Marseille et quatre jours ne suffisent pas pour découvrir vraiment la deuxième ville de France et l'atmosphère unique de ses quartiers, ses visages multiples, ses musées et expositions remarquables. Et surtout, venant de Belgique en plein mois de novembre, on apprécie de flâner en bord de méditerranée sous les doux rayons du soleil.

La gare de Marseille-Saint-Charles


Notre arrivé à Marseille se fait par la grande porte : la gare de Marseille-Saint-Charles construite en cul-de-sac autour d’une grande verrière sur un plateau proche du centre-ville. Du haut de l’escalier monumental qui la relie au boulevard d’Athènes où se trouve notre hôtel, je découvre déjà une vue de ce qui m’attend durant ces quatre jours en compagnie de ma guide préférée. Tout de suite après avoir déposé nos bagages à la réception de l’hôtel, nous prenons la direction du Vieux Port et, par la force des choses, de la célèbre Canebière.

La Canebière


Bon voilà, si on n’est jamais allé à Marseille, on se fait tout un plan de la Canebière comparée aux Champs Élysées, tant on en a entendu parler. A un point tel qu’elle en devient incontournable. Néanmoins, il semble que le temps où l’on venait sur la Canebière faire du shopping est révolu et ne reste qu’une grande avenue de trente mètres de large engorgée et bruyante, sale aussi, qui descend sur un kilomètre de l’église des Réformés au vieux port. Bon, ça reste un point de passage obligé, ne serait-ce que pour l’office du tourisme et de nombreuses échoppes font de la résistance.
Il reste que de nombreux bâtiments, appartements ou hôtels, sont assez remarquables. Parmi eux, je retiendrai le palais de la Bourse qui abrite la chambre de commerce et d’industrie inauguré par napoléon III dont la grande façade aux cinq portes surmontées de dix colonnes est décorée de cartouches reprenant les noms des grands explorateurs.

Le Vieux Port


On ne le présente plus, c’est vraiment le lieu naturel de rendez-vous des marseillais et des visiteurs. Plus vieux port de la ville, il en est resté le cœur palpitant à l’atmosphère typiquement marseillaise entre son marché aux poissons et le bruyant centre-ville. Entourés de bars et restaurants, occupés par de nombreux bateaux à quai, il donne une image d’une ville tournée sur la mer. Traces de Marseille 2013, Capitale européenne de la culture, le semi piétonnier mais surtout, une « ombrière » réalisée par Norman Foster sur le quai des Belges où chacun prend plaisir à photographier son reflet suspendu. J’y reviendrai chaque jour emmené par ma charmante guide à la recherche d’un petit restaurant, d’une terrasse ensoleillée ou juste pour flâner tranquillement.
Le marché au poisson est toute une attraction à lui seul et attire les enfants qui se délectent de voir ces poissons et autres créatures marines gluantes et hautes en couleur se démener dans ces grands bacs bleus, les maraîchers, entre deux ventes, s’occupant de repousser les téméraires qui voudraient voir le monde au-delà de leur bassin. A l’arrière-plan, les bateaux de pêches où les pêcheurs préparent de gestes lents et assurés les filets pour la prochaine récolte en mer.

Église des Augustins


A proximité du Quai des Belges, derrière la grande roue restée désespérément immobile, la façade de style néobaroque de l’église des Augustins fait face au soleil dont les rayons parent, tout au long de la journée, ses pierres blanches immaculées qui tranchent avec les immeubles environnants de couleurs changeantes.

L’Hôtel de ville


Il est impossible de rater ce bâtiment imposant sur la rive droite du Vieux Port, faisant face à l’ancienne criée, à l’entrée du quartier du panier. Les parures de la façade mettent en scène l’autorité municipale. Deux curiosités : l’Hôtel de ville est composé de deux pavillons distincts dont l’un dépourvu d’escalier oblige à emprunter l’arcade qui relie les deux bâtiments pour passer au premier étage, tandis que depuis 2006, la salle du Conseil municipal, les salles de travail et les salles de réunion sont installées en sous-sol sous la Place Bargemon.
Pour notre premier repas, ma guide m’a fait découvrir une formule particulière dans un restaurant des Voûtes . Une sorte de marché dédié à la restauration. On y trouve de tout au gré des îlots gourmands. Tout est fait devant nous. Installés en terrasse, au soleil… que demander de plus ?

Le MuCEM


Le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée est unique en son genre. Posé sous un manteau de dentelles à l’entrée du Vieux Port entre le Fort Saint Jean auquel il est relié par une imposante passerelle de 115 mètres de long et la cathédrale de la Major, véritable musée de société, il est consacré au patrimoine anthropologique du vieux continent. Il est également un forum, un lieu de débats et abrite de nombreuses expositions temporaires.
Dès notre arrivée, ma guide m’a entraîné tout en haut du bâtiment afin de me faire admirer les ombres dansantes au travers des mailles de cette extraordinaire parure de dentelles. Cette parure de dentelles qui, de la plateforme surplombant le musée, offre des vues toutes particulières sur le Fort Saint Jean, la Major, les gigantesques bateaux en attente de passagers et jusqu’au Docks Village et les Terrasses du Port.
Après la visite du musée, elle me prendra par la main pour me promener doucement entre les épais murs du Fort Saint Jean aux allures de petit village avec sa tour, sa chapelle, sa fontaine et son café, ses dédales de petites rues et son jardin. Nous prendrons ensuite la passerelle de 70 mètres qui nous mènera sur le parvis de l’église Saint-Laurent.

Les Calanques


On ne peut être à Marseille et ne pas passer par le Parc national des Calanques , sauf que, lors d’un court séjour, ce n’est pas si simple car le déplacement en bus prend du temps. Nous en avons pris juste un peu pour en visiter les prémices. De quoi donner l’eau à la bouche car les paysages emblématiques entre terre et mer sont somptueux et la nature remarquable. Par chance, le soleil se couchait ajoutant à la grandeur des lieux un formidable supplément d’âme. Les rayons de soleil jouant sur le visage radieux de ma guide relevant la beauté de ses traits valaient à eux seuls le déplacement.

Le cours Julien


Je me suis laissé entraîner avec plaisir par ma guide dans ce quartier dont j’ai apprécié l’atmosphère pour le moins particulière. Ce quartier, en temps normal, regorge de créateurs locaux, d’artistes, de brocanteurs ou encore de bouquinistes. Le visiter un premier novembre fait que quasi aucune boutique n’était ouverte mais justement, c’est ce qui nous a permis de découvrir, sur les volets fermés et persiennes descendues, de véritables joyaux de l’art de rue. Tous les styles y sont présents et les couleurs jaillissent de tous côtés. Une rue a particulièrement retenu notre attention : la rue Armand Bédarride où tout a été largement redécoré jusqu’aux originaux pots de fleurs.
C’est dans ce quartier que ma guide a trouvé son bonheur chez Marie Eve. Derrière une façade bleue où courent des feuillages en fer forgé, Marie Eve, véritable créatrice confectionne de superbes vêtements. Tout est fait par elle. Tout! Des dessins, jusqu'à la réalisation, coutures, patrons, tout passe par elle. Son atelier est à l’arrière de sa boutique dont la déco un peu bohème entre vieilles malles, scooter, récipients en tout genre, chapeaux et vieux miroirs.... Les modèles sont exposés sur des portants : robes, tuniques, jupes aux coupes originales, asymétriques, motifs pétillants et mixés donnent à ma guide, pendant l’essayage que j’ai suivi avec délice, une allure élancée et classe.

Le quartier du Panier


Nous y voici... Des mois que ma séduisante guide me parlait de ce quartier de Marseille. Le quartier du Panier par ci, le quartier du Panier par là… C’est via une visite guidée organisée par l’Office du tourisme que nous l’avons investi avec un peu de déception. Personne n’avait compris que la visite incluait le Vieux Port et, finalement nous avons passé très peu de temps dans le « Panier ».
Heureusement, nous y sommes retournés et avons flâné dans ses étroites et escarpées ruelles pavées entre ses bâtiments typiques aux façades colorées de pastel parfois recouvertes de street art. Pour un peu on se serait crus dans un petit village de Provence. Bien sûr, vu la saison, pas de créateurs et autres artisans qui habituellement peuplent les lieux jusque sur les placettes, quelques belles boutiques ouvertes nous offrent les prémices d’un aperçu des lieux en haute saison tandis que l’atmosphère et la douceur de vivre méditerranéenne y sont bien présentes.
Au cœur du quartier, la Vieille charité, un bâtiment chargé d’histoire abrite aujourd’hui des expositions et autres collections réputées. Composé de quatre ailes ouvertes à l’intérieur sur une galerie à trois niveaux qui donnent accès à une cour rectangulaire au centre de laquelle une chapelle à dôme ovoïde est du plus pur style baroque italien.
Nous avons dégoté, en plein cœur du Panier, un restaurant très sympathique, l’Ave Maria où les vins sont de grande qualité pour des prix très abordables et la cuisine fraîche et colorée. J’avoue, ma guide avait raison comme à chaque fois, ce quartier à un charme authentique, on sent bien qu’ici, elle est Plus belle la vie.

La Bonne Mère


Visible de partout, perchée sur sa colline, la basilique de Notre Dame de la Garde, surnommée la Bonne Mère par les marseillais, est l’image de marque de la ville. Je n’aurais pas voulu clore mon séjour sans l’avoir visitée, elle est remarquable. Paresseusement, nous avons choisi d’y monter avec le petit train touristique, ce qui nous a permis de découvrir encore d’autres lieux et angles de vue de la ville.
Du haut de la colline de la Garde, le panorama sur la ville est saisissant tandis qu’en levant la tête, on est tout autant impressionné par le clocher de 41 mètres de haut mais surtout par la statue de la vierge toute de feuilles d’or recouverte et qui dépasse les 11 mètres de haut.
La basilique est construite sur un fort dont les trois quarts des murs existent encore et sont incorporés dans la partie moderne : le hall d’entrée, le magasin, le restaurant…
Ma guide, très recueillie pour le coup, et moi, sommes restés de longues minutes assis à admirer les extraordinaires mosaïques du plafond de la nef composé de trois coupoles, les mosaïques du sol, les marbres et mosaïques de la grande coupole du transept… Les ex-voto sont partout et sous toutes les formes : marbres, tableaux, cœurs… Parmi les nombreux ex-voto en remerciement de faveurs accordées par la Vierge, on retiendra les bateaux suspendus dans la basilique même.
Nous sommes redescendus vers le Port à pieds et en avons profité pour visiter rapidement l’imposante église abbatiale de l’Abbaye Saint-Victor que nous avions prise, au premier regard, pour un château moyenâgeux et le palais du Faro d’où nous avons une vue imprenable sur le Vieux Port et le Fort Saint-Jean.
Ma précieuse guide a absolument tenu à me faire entrer au Théâtre de la Criée ce que je n’ai pas regretté. Ce théâtre a pris ses quartiers dans les lieux de l’ancienne criée aux poissons et propose de nombreuses expositions. Nous avons découvert les œuvres pour le moins surprenantes de Kayak’ArMen : kayaks, totems poétiques, aquariums bizarres… le tout bricolé d’objets les plus hétéroclites. Comme la salle abrite également un restaurant et que la carte nous inspirait au moins autant que l’exposition, nous y avons très bien déjeuné.

Docks Village et Terrasses du Port


L’après-midi, avant de penser à récupérer nos bagages en attente à l’hôtel et reprendre la direction de la Belgique, nous avons flâné dans les anciens docks, et les Terrasses du Port. Les Docks Village reposent sur la rénovation des anciens docks, ouvrage industriel, vastes entrepôts faisant la jonction entre la mer et la ville. Abritant restaurants et boutiques de luxe dans des décors originaux, le lieu est incontournable. De l’autre côté de la route, les Terrasses du Port abritent un centre commercial où se retrouvent la plupart des grandes enseignes traditionnelles. En grande spécialiste de la mode et avec son œil d'artiste, ma guide a absolument voulu me relooker. Trois belles chemises, un pull… portés sans fioritures me donnent une allure nettement plus cool… Bien vu. Il fallait, évidemment, avant de quitter les lieux, se donner rendez-vous sur la terrasse, grandiose, où on peut, face à la mer, admirer le va et vient des bateaux aux cris des mouettes.
Ici se termine mon premier séjour à Marseille. Je n’ai vraiment qu’une envie : m’y retrouver à nouveau en compagnie de ma délicieuse guide. Me fera-t-elle parcourir avec toute la douceur dont elle est capable la rade avec les Iles du Frioul et le Château d’If, me promènera-t-elle longuement dans les Calanques et m’entraînera-t-elle jusqu’à Aix en Provence sur les pas de Matisse ?

Douce France

10 Janvier 2015

Destination touristique de choix

Douce France, le pays que nous avons le plus souvent visité. Nous l’avons parcouru de haut en bas, de long en large. Pourquoi si souvent en France et pas plutôt les autres pays voisins ? J’aurais tendance à mettre en avant la facilité de parler la même langue mais en réalité, si on visite tant la France c’est parce qu’on aime ce pays de culture, d’histoire, de traditions dont l’art de vivre est unique. Des côtes escarpées de la côte d’Opale à la douceur de la Méditerranée, des collines de l’Alsace aux sommets des Pyrénées… Grandes villes historiques, villages pittoresques, églises et chapelles, châteaux et abbayes… De l’île de beauté à l’exotisme des DOM-TOM… Des trésors partout, de toute sorte. Rien en nous laisse indifférents, tout est occasion d’apprendre, d’admirer, de méditer… Et puis il y a la gastronomie, pas dans les étoilés mais dans tous ces petits restaurants où on nous sert d’excellents plats régionaux ou traditionnels. Et puis aussi la culture du vin, des bulles de champagne ou de crémant, de l’acidité à la minéralité des blancs, du fruit aux épices des rouges, … Pour nous qui habitons aux portes de Lille, la route est toute tracée.

Nous avons la plupart du temps privilégié de courts séjours en chambres d’hôtes mais, pour des périodes plus longues, nous avons passé de bons moments dans des villages de vacances avec VTF . A chaque fois, nous avons rencontrés de belles personnes.

Nous avons donc visité Lille en voisins bien sûr mais aussi Paris, Versailles, Laon, Colmar, Quimper, Clermont-Ferrand, Carcassonne, La Rochelle, … Nous avons flâné en côte d’Opale de Bray dune à Boulogne-sur-Mer, cherché toutes les gammes de bleus, de gris en Baie de Somme, été émerveillés par la nature farouche et les rivages fracturés de la Bretagne, la campagne fleurie et les longues plages bordées de falaises de Normandie. Nous avons parcouru la Loire, des marais et bocages de Vendée aux vignobles fumés de Pouilly en passant par les grandes demeures historiques aux architectures somptueuses à Chambord, Chenonceau, Amboise. Nous avons transpiré en Languedoc-Roussillon entre gorges et châteaux cathares, abbayes et villages anciens et puis nos escapades de la Montagne Noire aux cimes du Canigou. Nous avons parcouru les routes des vins en Alsace, Bourgogne, Jura… Nous avons mis nos pas dans ceux des hommes préhistoriques en Dordogne et découvert des sites uniques et saisissants dans le Limousin. Nous sommes tombés sous le charme de l’authenticité auvergnate, des volcans éteints aux eaux thermales. Nous avons suivi les courbures des champs interminables de Champagne-Ardenne…

Et pourtant, il nous reste tant à découvrir : les vignobles de Bordeaux, les vallées, défilés et failles des Alpes, la campagne douce et joyeuse du Berry…

Bourboule

01 Août 2011

Paysages, thermes, forteresse, églises... entre nature et histoire

Une journée de visites très diversifiées entre paysages grandioses, ville thermale, château fortement défendu, funiculaire électrique et église romane colorée. De quoi satisfaire chacun et surtout me donner de belles opportunités de faire de belles photographies.

Roches Tuilières et Sanadoire


Situées à proximité immédiate du lac de Guery, les Roches Tuilières et Sanadoire sont des volcans vieux de 2 millions d’années, vestiges d'une vallée glaciaire. La Roche Tuilière à gauche (1288 m) et la Roche Sanadoire à droite (1286 m) dominent la Vallée du Chausse.

Le funiculaire du Mont Dore


Situé aux sources de la Dordogne, le Mont-Dore doit sa réputation à ses eaux thermales et à la qualité de son domaine skiable. Le gros village en lui-même n’est pas forcément très joli mais il vaut le détour pour le Funiculaire du Capucin, plus ancien funiculaire électrique de France et classé aux Monuments Historiques, il est construit en 1898 et incarne tout le charme de la Belle Epoque. On s’en rend compte dès avoir franchi le seuil de la gare, les guichets sont en bois et verre et donnent le ton. L’appareil grimpe jusqu'à 1245m d'altitude au Salon du Capucin d’où l’on a un accès facile aux chemins de randonnée. Ce petit train à câble de fer grimpe sur la colline à la vitesse extraordinaire d'1 mètre par seconde. C'est le plus ancien funiculaire électrique de France. A la gare supérieure, dans la salle des machines, les grandes roues crantées évoquent les temps modernes de Charlie Chaplin. De là-haut, on suit les traces des artistes venus prendre les eaux à la Belle Epoque pour redescendre à la petite ville de Mont Dore, l’occasion d’en prendre quelques photographies.

Belle Époque


La Bourboule, station thermale réputée, est aussi une charmante petite ville Belle Époque nichée au cœur d’un environnement naturel. La Bourboule doit son nom au dieu des sources celte "Borvo". Au XIVe siècle, elle n'était qu'un petit village et sa notoriété, elle le doit aux stations thermales qui ont été construites à la fin du XIXe. Nous n’y sommes restés que peu de temps, juste assez pour profiter du carrousel pour prendre de jolies photos et faire un petit tour autour de l’église Saint Joseph construite en lave blanche,

Murol


Le Château de Murol, l’un des plus imposants témoins du Moyen-Âge, ressemble à une tour de refroidissement de centrale nucléaire dressée sur un haut talus. Du haut de ses murs imposants, la vue sur le massif du Sancy est imprenable. Les courtines permettent de faire le tour du château et d'accéder au donjon. Un paysage inoubliable se dresse. On passe d’échauguette en échauguette pour finalement arriver en aplomb de l’entrée dont la chicane complexe et les 2 portes fortifiées renforcent l’impression de défense imprenable. On traverse la cour pour visiter la salle des chevaliers, les cuisines, la boulangerie et les habitations.
Lors de notre visite, des animations sympathiques par une équipe de comédiens recréaient des ambiances moyenâgeuses, à la fois ludiques et pédagogiques. Un château en plus à ma collection.

Saint Nectaire


Perchée sur le Mont Cornadore et construite en roche volcanique du Mont-Dore, l’Église de Saint-Nectaire datant du XIIe siècle fait partie des 5 édifices majeurs de l’art roman auvergnat. Elle est célèbre pour son trésor et ses 103 chapiteaux dont certains comportent encore des décors polychromes qui forment l'un des ensembles les plus remarquables de la sculpture romane.

L’église abbatiale Saint Austremoine d’Issoire


Lors de notre visite, le Tour de France venait de partir d’Issoire pour une étape de moyenne montagne courue sur de routes étroites et marquée par plusieurs accidents qui entraînèrent l’abandon de Jurgen Van den Broeck. La ville était encore joliment décorée de nombreux drapeaux aux couleurs des maillots jaunes, vert, à pois…
L’abbatiale qui tient son nom du premier évêque en Auvergne présente une façade blanche très simple, dans le plus pur style roman auvergnat et c’est alors une grande surprise quand, une fois la porte franchie, nous découvrons murs et chapiteaux richement décorés de sculptures figuratives et de polychromes aux couleurs exubérantes. L’église a été restaurée ainsi au XIXe siècle. Il faut imaginer que lors de leur construction, les églises romanes étaient toutes décorées.

Vichy

30 Juillet 2011

Entre architectures et thermes

Appréhension ridicule


De façon assez ridicule, nous n’avions pas coché Vichy dans la liste de nos visites. Une sorte d’appréhension par rapport aux tristes faits de guerre du gouvernement du même nom sans doute. C’est sur les conseils avisés de Patrick et Philippe du domaine de Montvianeix que nous y sommes allés et nous ne l’avons pas du tout regretté. La ville est tout à fait charmante. De l’époque médiévale, il ne reste plus que quelques maisons à façades de pierre et à pans de bois et quelques vestiges qui permettent tout au plus de retrouver le plan de l’ancienne ville. C’est évidemment à la naissance de la station thermale, au XIXe siècle, que Vichy doit le renouveau de son architecture : une multitude de bâtiments aux styles différents vont se construire dans une sorte d’enchevêtrement joyeux. C’est ainsi que vont se côtoyer les styles néo-médiéval, néo-flamand, néo-classique, néo-renaissance… On verra également se construire des chalets Napoléon III, des maisons anglaises ou d’autres encore en pur Art Nouveau. Le grand établissement thermal avec le hall des sources, sa galerie couverte, ses monuments… lui, s’inspirera d’un style plutôt oriental.

A la découverte des architectures


Grâce au plan reçu à l’Office du tourisme, nous avons commencé notre visite par le Hall des sources au bout du Parc du même nom. Nous y avons goûté toutes les eaux à disposition et il faut parfois du courage pour avaler tant certaines ont un goût prononcé. Nous avons fait le plein de bicarbonates, notre peau nous est reconnaissante. Nous sommes alors passés par la Galerie Napoléon et les Thermes des Dômes joliment coiffés de mosaïques bleu et or. Revenus dans le parc, nous avons alors emprunté la galerie couverte vers l’Opéra, joyau de l’Art nouveau orné d’élégantes statues en pierre blanche. De là, nous avons repiqué vers l’Allier et le Parc Napoléon III qui le borde en empruntant la rue de Belgique et le boulevard de Russie aux villas de styles très marqués. Nous avons ensuite flâné de rue en rue jusqu’à atteindre l’extraordinaire église Saint-Blaise. Autant l’extérieur, malgré la forme des structures, semble austère, autant l’intérieur est unique : les vitraux, les mosaïques, le dôme en Art déco surprennent le visiteur dès l’entrée franchie. Nous sommes alors retournés vers le Parc des sources en passant par le quartier du Vieux Vichy pour achever une très belle après-midi.

Besse

29 Juillet 2011

Entre lac de légende et bourg médiéval

Le lac Pavin


Le lac Pavin, à proximité de Besse est une des plus beaux lacs d’Auvergne et le plus jeune lac de cratère de France. Ses différentes profondeurs créent des nuances turquoise qui rappellent certains golfes corses. Il est pratiquement circulaire et la balade fait inévitablement une grande boucle et offre de superbes points de vue. La légende veut qu’une cité engloutie dans les profondeurs du lac abrite des esprits malfaisants. Il était prévu de rencontrer Lucifer assis sur les rives du lac mais il n’était pas au rendez-vous. Dommage pour la photo, ça aurait été démoniaque.

Cité médiévale


Du lac à la jolie cité médiévale de Besse et Saint-Anastaise, il n’y a que 6 minutes. Cette petite ville pittoresque et animée se caractérise par une richesse architecturale incontestable : l´église Saint-André, le Château du Bailli, le Beffroy, les fontaines Renaissance, le Manoir Sainte-Marie des Remparts et les ruelles pavées bordées d'échoppes sont tous en pierre de lave. Joli mais les nuances de gris accrochent peu aux photographies. Nous avons flâné au gré des tranquilles ruelles pavées, déambulé entre échoppes, fontaines, remparts… Nous avons admiré les jolies demeures du XIIe aux contours de portes et fenêtres taillés dans la roche volcanique. Une bien belle découverte.

Évol

28 Juillet 2011

Hameau montagnard

Plus beau hameau de France


Évol est un tout petit village, un hameau même, perché à 800 m d’altitude entre les montagnes dans les Pyrénées-Orientales. Il fait partie des plus beaux villages de France. Typique, toutes ses maisons ont les murs en schistes et sont recouvertes de lauzes.

Ses deux églises


Deux églises furent construites à Évol. La première, dédiée à St André, est un édifice du XIe siècle et est ornée de cinq retables. La deuxième, au pied du château, était consacrée à St Etienne. Elle existait en 1347, mais on ne connaît pas sa date de construction exacte. Dans le village on trouve les restes d'un Conjurador, petit édifice destiné à conjurer l'orage lorsqu'il menaçait. La population y allait en procession, précédée du curé d'Evol. Il est accolé à l’église et à l’origine, il était couvert. La toiture n’existe plus mais le mur avec les deux ouvertures en plein cintre est remarquable.

Et son château


Sur les hauteurs du hameau on aperçoit les ruines du château construit en 1260 par Guillaume de So. Il n’en reste plus guère qu’une tour et des murs en ruines mais la promenade sur le chemin de randonnée qui y mène vaut la peine tant le paysage est joli à chaque détour. Encore faut-il ne pas se tromper et suivre la route jusqu’au village voisin. Je connais quelqu’un à qui s’est arrivé et que j’ai cherché partout pendant une heure.

Rodès

28 Juillet 2011

Rodès, sa nature,ses vestiges et sa rivière tourmentés

Patrimoine important


Même si des traces (os, pierres taillées) dans les grottes près de Rodès indiquent que le lieu a été habité en des temps très reculés, la petite commune doit son existence à la construction d’un château au Xe siècle. Située en Languedoc-Roussillon, elle bénéficie d’un patrimoine particulièrement riche : des édifices religieux, civils et militaires. L'église paroissiale consacrée à Notre Dame de l'Assomption, date du 17e siècle dans sa conception actuelle. Elle abrite une série d'intéressants retables. Rodès possède aussi la chapelle de Belloch, juste au niveau du barrage de Vinça. Le château qui surplombe Rodès retient inévitablement l'attention même si ce ne sont plus que des vestiges délabrés qui se dressent sur le monticule rocheux. Ce château possède également une chapelle, la chapelle St Valentin, en ruine, on peut encore en voir quelques traces sur le site.

Orris et carrière


Nous avons réalisé une étonnante balade bucolique en hauteur le lit de la Têt pour suivre le circuit des anciennes carrières avant de rejoindre l'ancienne sentinelle en ruine du château de Rodès pour redescendre doucement vers le vieux village au beau milieu des agaves et des figues de barbarie. Dès que l’on quitte le village en suivant les chemins caillouteux et pentus, on découvre une nature sauvage typique qui semble se mêler naturellement à de bien étranges bâtiments. Au début du siècle passé, une carrière de granit a été développée et, ses bâtiments abandonnés accrochés à la colline se fondent littéralement dans le paysage. Au gré des détours des chemins tortueux, on découvre plusieurs orris, abris de bergers construits de pierres sèches. On a également vue sur les gorges de la Guillera et ses aqueducs, vestiges du XIIe siècle que l’on finira par traverser pour escalader la colline vers les ruines du château. La ballade, bien que très sportive, offre de nombreux panoramas et paysages à la fois sur cette nature torturée, sur la rivière torrentueuse et sur la vallée de la Têt jusqu’aux contreforts du Canigou.

La retenue de Vinça


En quittant Rodès, l’arrêt au pied du barrage de Vinça s’impose. Tout en haut de la petite colline, l’église Saint-Pierre de Belloch datant du XIIe siècle et d’architecture romane offre une très jolie vue sur la Têt et son barrage, le lac de Vinça et la commune de Rodès. Elle est remarquable par sa simplicité, un chevet semi-circulaire, une porte et un clocher-mur. Les ferrures de la porte ont malheureusement disparu. C’est tout ce qui reste du village de Belloch. Le lieu laissé à l’abandon aura été habité par des ermites au XVIIIe. La chapelle sera finalement restaurée en 2000.

Castelnou

27 Juillet 2011

Puissant au Moyen-Age, authentique aujourd'hui

Un peu d'histoire


castelnou est un des plus beaux villages de France. Petit aujourd'hui, il a pourtant eu une énorme importance au Moyen-Age quand il était encore une vicomté puissante. Le Seigneur de Castelnou, famille importante dans le Roussillon à l'époque, construira son château en 990. Abandonné et pillé durant la révolution, il sera restauré en 1897 quand les villageois se rendront compte du patrimoine exceptionnel de leur village. Le site de Castelnou est très intéressant pour préparer sa visite. Il regorge de jolies photographies.

Hors de l'enceinte


Dès le parking de Thuir, on a une très belle vue d'ensemble sur le village et la montagne. L’église Sainte Marie del Mercadal, toute en simplicité romane, est la première à se visiter puisque construite à l'extérieur des enceintes. Devant l'église, l'ancienne place du marché où, chaque mardi d'été, un marché pittoresque est organisé. Tout en se dirigeant vers le village, on ne peut pas ignorer la tour de gué sur le sommet de la colline voisine. Elle fait partie d'un vaste réseau d'alerte et de défense.

Authenticité


Isolé dans la montagne, à l'arrière plan le Canigou, dès l'imposant portail franchi, on s'aperçoit très vite que le village est quasiment tout entier dédié au château puisque chaque ruelle pavée semble nous conduire à son pas. Les maisons en pierres, vraiment authentiques, sont parfaitement entretenues et les quelques boutiques proposent de bien belles choses. Nous avons failli y acheter un pied de vigne mais avons abandonné l'idée de peur de l'abîmer lors du retour en Belgique.

Le château se mérite


Bien sûr, ça grimpe, les ruelles laissent aussi souvent la place aux escaliers et il faut pousser sur les mollets. Mais cela vaut la peine d'aller jusqu'au château qui malgré quelques scénographies un peu désuètes dispose de vastes terrasses qui offrent de magnifique vues panoramiques. Les ferrures des portes du château montrent un beau savoir-faire artistique.

Dégustation


Nous sommes arrivés tôt et dans une relative fraîcheur mais lors de la descente, le soleil et la chaleur sont au rendez-vous. Le monde commence à arriver aussi d'ailleurs. Nous nous arrêtons alors régulièrement ce qui nous permet de découvrir de nombreux détails architecturaux comme ces grosses bombes recouvertes de tuiles et débordant de la façade, des fours sans doute. Les nombreuses plantes et le lierre des façades ajoutent à la sérénité de l'endroit. A la sortie du village, nous nous faisons un plaisir de déguster le vin du Domaine de Castelnou, un Côtes du Roussillon assez agréable.

Saint Martin du Canigou

27 Juillet 2011

Randonnée et spiritualité

Randonnée


Organisée par le Village de vacances VTF à Vernet, la randonnée depuis Vernet-Les-Bains jusqu’à l’abbaye de Saint Martin du Canigou n’est pas dangereuse mais est plutôt réservée à de bons marcheurs et exige en tout cas une assez bonne condition physique. Le chemin s’élève assez rapidement dans un décor somptueux entre panoramas grandioses et éperons rocheux. Nous rencontrons quelques orris, abris de bergers construits de pierres sèches, où se reposent des lézards. Au gré des lacets, on découvre la Tour de Goa, de belles vues sur Vernet et des vues plongeantes sur l’abbaye. Le ciel par-dessus les Pyrénées est absolument extraordinaire. Difficile pour autant de prendre des photos car le groupe ne s’arrête pas.

Visite de l’abbaye


Saint Martin du Canigou est une abbaye située en plein cœur de la montagne sur le territoire de Casteil, à 1055m d'altitude. Son histoire commence le 12 juin 1005 quand le comte de Cerdagne Guifred, arrière petit fils de Guifred le Velu, donne à sa femme Guisla un alleu situé sur les pentes du Canigou à l'église de St Martin. Elle est vraiment logée au cœur d’un écrin naturel, sur un nid d’aigle entouré de montagnes. L’église est constituée de deux églises superposées dont l’une est quasiment entièrement souterraine. La tour est particulière en ceci qu’elle est surmontée d’un crénelage. Le cloître de forme carrée a conservé trois galeries et la galerie sud a bénéficié de matériaux provenant d’un étage supérieur lors de la restauration assez libre voire fantaisiste. De nombreux marbres de l’abbaye ont été éparpillés lors de la révolution. La visite et l’entretien de l’abbaye est assurée par les « béatitudes ». La beauté et la sérénité du site ajoutées à la visite guidée ne laissent que d’excellents souvenirs.

Les balcons de Taurinya

26 Juillet 2011

Une remarquable ballade entre friche industrielle et abbaye

Le sentier des mines


Cette promenade (650m de dénivelés et 18km parcourus) en forme de boucle au départ du joli village de Taurinya qui longe les crêtes nous mènera jusqu’aux bâtiments abandonnés des mines du Salver. Véritable patrimoine industriel et architectural, le site comprend deux trémies et deux fours, l’un datant probablement du XVIIIème siècle et l’autre de la fin du XIVème, un plan incliné et divers bâtiments administratifs.

Église et abbaye


Après avoir parcouru le site minier, on atteint la tour de Corts, récemment restaurée. Cette tour n’est pas dédiée à la défense du territoire car il s’agit en réalité d’une église romane du XIIe siècle dédiée à Saint Valentin. La vue est imprenable sur le Conflent et l'abbaye de Cuyxa que l’on rejoindra après la traversée de prairies fleuries et de petites rivières à guets. L’abbaye de Cuyxa que nous avions visitée déjà est détaillée dans ce post.

Taurinya


Le retour à Taurinya se fait par le col de Clara. Le petit village, paradis des marcheurs, a beaucoup de charme. C’est aussi le point de départ pour la visite du Canigou. Son église romane, dédiée à Saint Fructueux présente un beau clocher carré et ses petites rues sont tout à fait charmantes.
Nous avons pris notre temps pour cette ballade, elle en valait la peine.

Bouleternère et Boule d'Amont

26 Juillet 2011

A la recherche des beaux retables.

Boule d’Amont


Boule-d’Amont, petite commune des Pyénées-Orientales a été occupée en des temps très reculés mais actuellement, elle se vide de sa population. La route est très longue pour y arriver et il faut vraiment avoir envie d’y aller ou avoir un but bien précis et prévu d’autres visites dans les environs. Ce petit village niché au cœur d’un magnifique environnement naturel est composé de quelques maisons accolées, peu entretenues. La raison de notre visite est l’église Saint Saturnin datée du XIe siècle et romane, elle contient un patrimoine digne d’intérêt : retables, peintures, chaire, statues…

Bouleternère


Le village de Bouleternère est remarquable par le donjon rectangulaire (de l’époque des Wisigoths ?) qui le domine. Bouleternère tire sa forme et quelques constructions du Moyen-Age. Les murs des maisons sont épais en schiste, décorés de marbres parfois et de galets plus souvent. Il faut monter en son centre pour découvrir les deux églises et le donjon. Les beaux retables du XVIIe de l’église Saint-Sulpice sont le but de notre visite.

Le Prieuré de Serrabonne

25 Juillet 2011

Un chef d'oeuvre de l'art roman un jour de pluie

Le prieuré de Serrabonne »


L’ église Sainte-Marie de Serrabone est située au cœur d’une forêt de chênes verts dans la vallée du Boulès. Le mot Serrabone provient de l'expression catalane "Serra Bone", signifiant "la Bonne montagne". Son origine se situe au tournant du premier millénaire. Un peu avant l'établissement du prieuré, une petite église est citée comme lieu de pèlerinage et en 1052, Pierre Bernard fonde le prieuré avec 15 autres moines à la demande du vicomte de Cerdagne. Cette communauté augustine obtiendra en 1082 la reconnaissance de la règle canoniale.
Le prieuré sera profondément modifié durant le XIIe siècle: la nef principale unique est complétée par une nef collatérale voûtée, au sud on construit une galerie voûtée… A la fin du XIXe, le prieuré est en ruine quand Jaubert de Passa, grande figure locale, s'y intéresse. Il s’active afin d’élever à nouveau l'édifice. De 1906 à 1922, il sera restauré, et les aménagements défensifs détruits. La commune de Serrabone, qui s'était formée avec les maisons attenantes, a disparu en 1822. La qualité architecturale de l’ensemble est remarquable.

La tribune


L’aspect extérieur étonnant par sa rudesse et la couleur sombre du schiste ne laisse pas imaginer une seconde la délicatesse des colonnes et chapiteaux intérieurs. Après être passé par un corridor relevé de plusieurs ouvertures entourées de colonnes et sculptures en marbre, une fois la porte franchie, c’est un chef d’œuvre de l’art roman qui se découvre : la tribune en cours de restauration sculptée aux alentours de 1150 dans un marbre du Conflent est un travail de sculpture remarquable dont on ne connaît pas l’auteur. Elle se compose de trois arcades sous une corniche. De nombreuses représentations des écritures y sont représentées : symboles, anges, lions, aigle, taureau… dans un décor végétal varié.

La forêt de chênes verts


Nous avons achevé la visite par une promenade dans les jardins botaniques méditerranéens du prieuré et la forêt de chênes verts magnifiés par la pluie et l’atmosphère humide. La nature y est préservée, à la fois sauvage et verdoyante.
Un lieu véritablement magique, à ne pas manquer.

Corneilla de Conflent

25 Juillet 2011

L'église classée... parce qu'elle le vaut bien!

Passé prestigieux


Corneilla-de-Conflent, commune des Pyrénées-Orientales au passé prestigieux de capitale d’été des comtes de Cerdagne. De ce passé, il ne reste que quelques ruines du château et l’église du XIe siècle. En dehors de l’église, on peut découvrir dans le village la chapelle de l’ancien château, une fontaine à la Vierge et la tour de défense de Badabanys du XIe siècle. On relève encore devant l’église une élégante statue représentant un garçon se désaltérant achetée à l’usine de Tusey. Le nom de la ville dérive du nom d’un romain propriétaire du terrain, Corneillus.

L’église de Corneilla-de-Conflent


L’ église Sainte Marie ou Notre Dame de l’Assomption de Corneilla-de-Conflent est remarquable par la qualité de son architecture romane et son mobilier presque entièrement classé. La façade de l’église est en granit et le clocher donjon est une très belle et élégante tour carrée de style lombard de quatre étages dont certains sont percés de petites meurtrières. Les chapiteaux des colonnes de son imposant portail en marbre de Villefranche proviennent d’un ancien cloître, mais ce qui est remarquable, c’est son tympan sculpté représentant une « Vierge en Majesté » ce qui est relativement rare dans la région.
Ce qui vaut vraiment le détour, ce sont les éléments du mobilier intérieur de l’église : ses cinq autels, les statues en bois polychrome de Notre-Dame de Cornella et d’une vierge romane, les magnifiques rétables du XIVe et du XVIIe, l’étonnant baptistère et ses cinq personnages en bois du XVe siècle… Nous avons été très surpris de pouvoir découvrir ainsi le rétable gothique en marbre blanc de 1345 avec ses nombreux bas-reliefs et les 5 statues du baptistère aux expressions particulières. Dommage qu’il n’y ait pas un peu plus d’éclairage, notamment pour apprécier les sculptures en albâtre.
Nous avons achevé la visite de Corneilla par un petit tour de la commune qui possède quelques jolies rues et quelques jolies vues sur l’église, on y revient toujours.

Ille-sur-Têt

24 Juillet 2011

A l'appel des orgues

Nous avons visité la petite ville d'Ille-sur-Têt en deux fois. Dans la vallée de la Têt, au pied du Canigou, elle est dotée d'un patrimoine exceptionnel dans ses enceintes et à proximité. Ici aussi, de nombreuses traces du passé moyenâgeux persistent. Flâner dans les ruelles d’Ille-sur-Têt n’est pas désagréable mais il faut bien avouer que la ville ne met pas vraiment en valeur son patrimoine et que beaucoup de bâtiments sont laissés à leur triste sort. Le site de la ville est pourtant très fourni en explications utiles.

Habitat et fontaines


L’habitat s’est installé au gré de la construction des remparts. Les maisons sont assez hautes et ont les façades enduites ou en matériaux traditionnels (galets et pierres). On retrouve assez bien d’éléments décoratifs comme les frises, les encadrements, les chaînages d’angle… La ville comporte de nombreuses fontaines, certaines toute simples, d’autres aménagées.

Quatre églises


Ille-sur-Têt compte pas moins de quatre églises : l'église St-Etienne-del-Pédreguet datant du XVIIe siècle, de la taille d'une cathédrale, elle s'impose à la vue dès que l'on observe la ville de loin. L'église de la Rodona, est plus ancienne et elle tient son originalité dans l'architecture de son chœur. Il y a encore l'église des Carmes et l’église de l'hospice, reste d'un ancien hôpital médiéval. On peut y voir de nos jours les fresques de Casenoves.

Enceinte militaire


Militairement, Ille est connu pour deux éléments : la triple enceinte percée de huit portes et la tour de l'Alexis, tour médiévale du XIe siècle construite en galets de rivière, carrée, elle a la particularité d'être assez haute.

Des orgues particulièrement silencieuses


La ville d'Ille possède sur son territoire les fameuses orgues d'Ille, des formations géologiques d'une grande finesse. Situées au Nord d'Ille sur Tet, sur la rive gauche du fleuve, ce sont plus précisément ce que les géographes appellent des "cheminées de fée ». Elles proviennent de l’action sculptante exercée par les eaux courantes sur des roches très peu résistantes. Le paysage est remarquable et il est intéressant de s’arrêter le long de la route y menant, plusieurs endroits permettent de prendre de magnifiques photos panoramiques. Une fois arrivé sur place, on découvre un paysage unique dans un lieu très réduit. Les cheminées ont des formes particulières, certaines rappelant vaguement les tours de la Sagrada Familia de Barcelone. A voir absolument.

Le prieuré de Marcevol

23 Juillet 2011

Vestiges de l’ordre des chanoines du Saint Sépulcre

Prieuré et son hameau


Situé à la limite entre le bas-Conflent et le Fenouillèdes, dans les Pyrénées-Orientales, le prieuré de Marcevol est d’architecture romane et dédié à Sainte Marie. Le prieuré est la seule dépendance des chanoines du Saint Sépulcre de Jérusalem en Roussillon. Il a été fondé entre 1128 et 1142. Abandonné à la Révolution, il a été transformé en ferme. Il est en restauration depuis 1972 mais il ne reste quasiment rien des bâtiments d’origine détruits lors d’un tremblement de terre et jamais reconstruits. A proximité du prieuré se trouve la chapelle de Notre Dame des degrés, l'église paroissiale du hameau abandonné de Marcevol. La visite du prieuré peut se faire via un parcours sonore téléchargeable.

Balade dans un écrin naturel


Situé à 560 m d’altitude, le plateau du prieuré de Marcevol domine la vallée de la Têt et fait face au majestueux Canigou. A quelques centaines de mètres du prieuré, le hameau restauré simplement dans le respect de la tradition, avec sa chapelle du XIe siècle ajoute aux charmes de l’endroit. Les nombreux chemins de promenade parfaitement entretenus garantissent de belles ballades. En suivant ce guide, on peut découvrir les principaux points de vue et comprendre l’évolution du paysage. Des vestiges du néolithique, dolmen et oppidum, témoignent de la présence de l’homme sur les lieux depuis très longtemps. D’autres traces témoignent d’une activité régulière : des cultures en terrasses, la vigne, les chemins pastoraux, les chênes verts…
De vieilles pierres, un paysage majestueux, un air pur et une nature authentique, calme et sérénité,... un endroit idéal pour se ressourcer.

La région de Vernet-les-Bains

23 Juillet 2011

Villages accrochés au massif du Canigou

Aulne des sources


Au pied du Canigou – LA montagne des catalans, Vernet-les-Bains est un vieux village accroché à la montagne, authentique et remarquable de par sa situation. Le nom de Vernet-les-bains vient d'une part de Verne, nom vulgairement donné à l'aulne, arbre très répandu au bord des rivières, et d'autre part de la présence de sources d'eau chaude et par voie de conséquences de bains.

Ville haute et ville basse


La première mention de Vernet date de 863. La ville haute a conservé de l’époque moyenâgeuse son château, son église et ses ruelles. L’église Saint Saturnin qui a repris le nom de l’ancienne église emportée par une crue, est de style roman et a été construite au XIIe siècle. La basse ville est surtout dédiée aux thermes avec ses hôtels, son casino, ses riches villas et chalets. Plusieurs constructions datent de la Belle Époque comme celle du Casino.

Village arboretum


Il est très agréable de se promener dans cette petite ville et de tourner dans les pittoresques petites ruelles pavées et fleuries entre les maisons joyeusement colorées et décorées de balcons et de vignes. On se trouve ici dans un village Arboretum où les éléments végétatifs s’interpénètrent. Plus de 2000 arbres et 320 espèces sont identifiés. Le paysage est évidemment magnifique avec la vue sur le massif du Canigou qui protège la ville du haut de ses presque 3000 mètres.

Village perdu


Après avoir passé un bon moment de détente aux Bains de Saint Thomas (massage et baignade dans les eaux chaudes naturelles), nous avons continué la route par pure curiosité et nous sommes arrivés au petit hameau de Prats-Balaguer où la route qui entre dans le village s'arrête rapidement pour faire place à deux ou trois rues assez courtes qui ne sont pas rectilignes. Les maisons classiques, assez simples, à un ou deux étages ne sont pas toutes accolées, il y a pas mal de jardin. Quel calme ici, le hameau semble isolé du reste de la région. Il s’est formé autour de l’église de la Trinité de style roman. L’endroit est très joli et mérite juste un petit détour.

Villefrance de Conflent

23 Juillet 2011

Marchande au Moyen-Âge, marchande aujourd'hui

Fortifications médiévales revues et corrigées par l’inévitable Vauban


A l’image de l’œuvre de Vauban, c’est dans les pierres que l’histoire de Villefranche de Conflent est écrite. Citée parmi les plus beaux villages de France, cette petite cité médiévale des Pyrénées Orientales au confluent de la Têt et du Cady a vu le jour au XIe siècle. Le comte de Cerdagne a édifié les remparts et la tour de la Viguerie mais comme souvent, au XVIIIe, Vauban renforce le système de défense en adaptant les remparts sur deux niveaux et en ajoutant des bastions et construit le Fort Libéria.

Une cité de marbre rose


Cette ancienne cité marchande, capitale du Conflent, qui a su garder de belles échoppes et de grandes maisons de notables et riches commerçants a développé une activité touristique importante au travers de nombreuses échoppes d’artisans proposant moult produits locaux : poterie, savons, pâtisserie… Dès l'entrée fortifiée franchie, on s’aperçoit que les rues ont conservé ce caractère médiéval. Le marbre rose et la griotte (marbre à taches rouges ou brunes), matériaux de constructions prédominants, donnent à la cité un caractère particulier. Les volets de couleur ajoutent au charme des lieux.

Petit tour de ville


La petite citée n’est jamais parcourue que par trois rues dans sa longueur mais elle offre suffisamment d’attractions pour que le visiteur curieux y passe de bons moments. A commencer par les murailles. De l’extérieur, on admirera surtout les bastions pentagonaux construits en saillie des murs. Comme la muraille est double, il y a la place pour se promener entre les murs. Si l’on s’est garé sur le parking derrière la cité, ce qui est loin d’être garanti vu l’affluence, on entre par la Porte d’Espagne directement dans la rue du même nom. C’est le point de départ de la visite des remparts qui permet de découvrir l’ingénieux chemin de ronde à deux niveaux couverts. Outre les remparts, on peut découvrir l’église Saint Jacques de style roman du XIe siècle, la tour-beffroi surmontée par une pyramide en briques, l’ancienne viguerie ou encore l’hôpital de Villefranche fondé en 1225. Chaque maison est également digne d’intérêt.

Fort Liberia


Ce qui attire systématiquement le regard, c’est cette sentinelle accrochée à la montagne et dominant Villefranche, Fort Libéria. Construit par Vauban sur le seul point haut où l’ennemi aurait pu placer ses canons et fortifié par Napoléon, ce monument appartient à un privé qui en organise la visite. On y trouve les aménagements traditionnels : caserne, échauguettes, citerne, prison, … Un souterrain remarquable constitué de marches de marbre rose sous une voûte de pierres taillées relie le Fort à la cité féodale : le Souterrain des 1000 Marches.

Le petit train jaune


Symbole du pays catalan, le « Canari », petit train jaune de Cerdagne, relie Villefranche de Conflent à Latour de Carol. Construite dès 1903, la ligne parcourt 63 km avec un dénivelé de 1200m. La ligne fonctionne toujours et permet un voyage fascinant dans de magnifiques paysages de montagne. Le train franchit des pentes escarpées, traverse de grands espaces parfois au bord du vide. Les wagons découverts offrent la meilleure vision sur le panorama.

Le Domaine de Montvianeix

21 Juillet 2011

Une demeure de haut standing et de charme...

Extraits du site du domaine de Montvianeix: « L’accueil chaleureux et personnalisé, le confort douillet des chambres, les moments de partage autour des repas soignés et raffinés, l’authentique site naturel ouvrant sur de nombreuses activités, concourent vers un seul et même objectif : la qualité de vie. Au Domaine de Montvianeix, on a plaisir à cultiver un certain art de vivre où l’on n’a de cesse de réapprendre à apprécier les choses simples de la vie et à redonner au temps toute sa dimension. »

Rien n’est plus juste. Nous avons logé trois fois chez Philippe et Patrick et à chaque fois, l’accueil fut remarquable, tout en simplicité. Le domaine est exceptionnel, un peu à l’écart, il a été remis en état et est entretenu avec beaucoup de soin. La décoration de la maison démontre le très bon goût des propriétaires. Les chambres dont les noms dépendent de leur disposition ou évoquent l’histoire du domaine sont très confortables et spacieuses. Nous avons passé, au domaine, d’excellentes soirées en partageant la table d’hôtes cultivés et attentionnés.

Au cours de promenades autour du domaine, on se laisse tenter par ces jolies mûres sauvages, par ces belles framboises au parfum si délicat, par ces petites fraises des bois si goûteuses, par ces airelles noires si gourmandes et bien d’autres choses encore…

Quel plaisir de se laisser bercer par le murmure de ces petits ruisseaux, aux eaux pures et scintillantes, parsemés de rochers couverts de mousse, où virevoltent le cingle plongeur et le martin-pêcheur…

Parfois surpris par le vol léger d’une libellule aux couleurs métalliques, on est étonné d’autant de vie. Une lumière toute particulière, filtrée par le vert tendre des feuilles de hêtre, donne à ce décor toute sa beauté romantique.

Soudain, on se sent envahi par un sentiment de bien-être et on y puise une énergie extraordinaire. C’est dans ces moments-là que l’on se dit que le bonheur existe et qu’il réside souvent dans les plus simples choses de la vie…

Le Domaine de Montvianeix fait partie de ces rares lieux sur terre où l’on oublie facilement le stress éprouvant de la vie moderne souvent en décalage avec notre vraie nature humaine.

Clermont-Ferrand

21 Juillet 2011

Volcanique par nature, volcanique par culture...

La ville de Clermont-Ferrand


« Volcanique par nature, volcanique par culture, Clermont-Ferrand est à tu et à toi avec les volcans endormis. C’est d’eux que la ville est née en des temps lointains… » (Citation de l'Office du Tourisme de la ville) La ville de Clermont-Ferrand est au cœur d’un environnement exceptionnel. Construite au pied du célèbre Puy de Dôme et de ses cousins de la chaîne des Puys, tout près de l’oppidum de Gergovie où Vercingétorix a vaincu César. Tout autour, de riches témoignages du passé, hérités de deux mille ans d'histoire, constituent un remarquable patrimoine. LA ville elle-même n’est pas en reste avec sa cathédrale gothique, sa basilique romane inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco ou son quartier médiéval. La pierre de Volvic, roche volcanique, a été très utilisée dans les constructions de la ville et donne à l’ensemble des tons allant du gris clair au noir.

Notre-Dame-de-l’Assomption


Nous avons eu la bonne idée de commencer notre visite par la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption et, par hasard, nous avons trouvé la porte qui permet de monter en haut de la Tour de la Bayette qui permet une vue panoramique de la ville. De là-haut, en plus de pouvoir prendre de belles photos de la ville sous un ciel menaçant, nous avons repéré les différents quartiers et monuments à voir. Il ne suffisait plus ensuite qu’à avoir un peu le sens de l’orientation.

Saint-Amand-Tallende

31 Juillet 2009

Un petit village qui vaut le détour

Saint-Amant-Tallende n’est sans doute pas le lieu le plus touristique d’Auvergne et ne se retrouve pas systématiquement en photographie dans les guides mais, il vaut la peine de le pointer pour une petite ballade si on passe dans la région.

Le château de Giscard


Il est surtout connu pour le château de Murol qui se dresse au sud du village. Ce château dont les premières constructions datent du Moyen-Age a été restauré en profondeur au XIXe siècle. Il ne se visite pas mais de l’extérieur, les éléments architecturaux valent le coup d’œil : tourelles, échauguettes, gargouilles, pont voûté… C’est la famille Giscard d’Estaing qui en est propriétaire. Un tour du village s’impose car il a gardé plusieurs éléments de construction du Moyen-Age et, en contrebas, son Pont Vieux complètement rénové enjambe très élégamment des petits jardins potagers. Le temps étant au grand soleil, les photos n’en sont que plus jolies.

Saint-Saturnin

31 Juillet 2009

Entre architecture romane et grande Histoire

Comme Saint-Amant-Tallende, Saint Saturnin est un très beau petit village qui a su conserver une belle atmosphère moyenâgeuse et ses nombreuses curiosités architecturales ont attiré mon regard de photographe amateur. Ses ruelles sont étroites, pentues, tortueuses et invitent à la flânerie. S’y mêlent d’anciennes échoppes, des demeures nobles et maisons de vignerons. Longer les vestiges des anciens remparts puis passer sous un porche typiquement gothique pour découvrir les magnifiques contours de fenêtres et de portes en pierre blanche d’une petite échoppe d’art entièrement restaurée. Certaines armoiries au-dessus des portes témoignent encore des fonctions des anciens habitants. Le nom des rues reprend les appellations de lieux dits: rue de la boucherie, Cote Gros Jean, rue des Gourlettes, rue Noble… jusqu’à l’impasse appelée rue de l’Enfer.

Chambres d’hôtes de prestige


On débouche inévitablement sur la place de l’Ormeau et sa fontaine romantique de style renaissance et creusée dans la lave. Elle devance élégamment l’imposant et austère château royal des seigneurs de la Tour du XIVe siècle. Construit en pierre volcanique de couleur grise, on y reconnaît immédiatement les fonctions défensives de l’architecture : plusieurs enceintes, remparts, chemins de ronde, tours, créneaux et mâchicoulis. Le château qui a accueilli avec les honneurs Catherine de Médicis mais dans ses geôles la reine Margot propose aujourd’hui cinq chambres d’hôtes de prestige.

Une église romane majeure de l’art auvergnat


De l’esplanade du château on découvre, surplombant les maisons, le clocher octogonal de l’église. Construite en pierres blanches incrustées de pierres de lave noire, elle est de style roman.
Enfin, si on a l’œil, on croisera un chat lunatique et surtout, on pourra découvrir de quelle façon les villageois ont récupéré et détourné certains éléments sculptés de bâtiments anciens.

Le monastère Saint Michel de Cuixa

31 Juillet 2009

Un pied en France, un pied à New York

Avant le temps des cathédrales


A 3 km de Prades et à 430 mètres d’altitude, le monastère Saint Michel de Cuxa se dresse au pied du Canigou. Cet ensemble religieux à l’architecture d’inspiration pré romane et romane a été fondé à la fin du premier millénaire. Clocher, église et cloître sont en excellent état et témoignent de l’histoire vivante de la Catalogne.

L’église pré romane


L’église abbatiale, vestige de l’art pré roman est la plus grande encore debout en France. Elle était entourée de deux clochers jumeaux dont l’un, qui portait cloches et horloge, s’est effondré au 19e. La tour méridionale, d’une hauteur de 33 mètres est surmontée de crénelages. La crypte est remarquable par son pilier central de 7 mètres de circonférence.

Chez les particuliers et à New York


Le cloître est séparé en deux parties dont l’une se trouve à … New York. En effet, un sculpteur américain profita du déclin de l’abbaye lorsqu’elle fut nationalisée et acquit des pans du cloître qui sont maintenant au Cloisters Museum de New York. Les chapiteaux de la galerie sud qui a été reconstituée sont en marbre rose du Conflent et représentent des feuillages et animaux, décors profanes. Seuls les chapiteaux et les colonnes sont authentiques et ont été récupérés chez des particuliers.

Un ensemble remarquable, restauré en toute simplicité, il offre à voir ses très beaux marbres roses, dans un environnement naturel admirable.

Eus

31 Juillet 2009

Village le plus ensoleillé de France

Sommet convoité


Eus, commune des Pyrénées-Orientales construite en terrasses entre le Canigou et la vallée du Conflent est un lieu privilégié pour qui aime la découverte de beaux villages et la vue de magnifiques panoramas. De l’ancien site défensif, le château de la Volta construit au XIe au sommet rocheux de la butte, il ne reste pas grand-chose.

Le village


Le village est véritablement charmant. On prendra plaisir à suivre ses ruelles escarpées, pentues et pavées à l’affut d’une jolie maison ou d’un panneau humoristique, voire d’une jolie trouée sur le massif du Canigou ou la vallée jusqu’à atteindre l’église Saint-Vincent au sommet de la bute. Plusieurs maisons, comme à Castelnou, sont dotées d’une sorte de ventre bien dodu, un four à pain. Toutes les maisons en avait un auparavant. Il s’y trouve aussi encore quelques vestiges de l’ancien château féodal et, à l’arrière de l’église, en suivant un peu le chemin, on peut observer des rochers aux formes particulières, évocatrices et envoûtantes.

Deux églises


L’église haute dédiée à Saint Vincent, au sommet, est visible de loin. Elle n’est pas très ancienne, XVIIIe, et contient deux retables. L’église basse, située sur le bas-côté de la route à la sortie du village, est de style roman et est classée Monument historique. Celle-ci date du XIe et possède une belle porte latérale. On peut y découvrir deux retables, quand elle est ouverte.
A noter quelques anecdotes de la mémoire vivante de ce village,Jean, ancien berger, fou de ce village.

Les Gorges de Galamus

31 Juillet 2009

De la pierre taillée par l'eau à la roche extraite à la barre à mine

Taillées dans la roche


Les Gorges de Galamus, taillées dans la roche sur des centaines de mètres par l’Agly se situent entre Saint Paul de Fenouillet et Cubière sur Cinobles, dans les Pyrénées Orientales, en plein pays Cathare. Site naturel classé et protégé, il offre de nombreuses surprises et est un incontournable pour les sportifs qui peuvent y pratiquer escalade, spéléologie, canyoning et pour les amoureux de la nature qui y suivront les sentiers balisés. Ce lieu, dont les grottes calcaires ont sans doute été habitées depuis très longtemps par l’homme fut le premier lieu habité par Saint Paul.

Ballade dans les gorges


Nous avons choisi de partir des environs de Saint Paul de Fenouillet, rejoindre l’Ermitage de Saint Antoine et retour en boucle. Partant des coteaux pentus couverts de vignes, nous sommes descendus vers le spectaculaire site des Gorges de Galamus. Passant entre chênes verts, gènevriers, sabines et cyclamens des Baléares, le sentier offre une vue imprenable sur la faille creusée par l’Agly d’environ 500 m de profondeur. L’eau verte et claire coule au fond de l’abîme en torrent et en cascade. Nous avons suivi l’ancien chemin emprunté à l’époque par les habitants et marchands pour rejoindre le marché. Nous sommes remontés sur la route pour suivre, au milieu de nombreux genévriers de Phénicie âgés de plus de cinq cent ans, les escaliers descendant sur la cour intérieure de l’Ermitage. La route est une réelle prouesse humaine. Construite à coup de barres de mine par des hommes suspendus à des cordes, elle serpente dans la roche permettant rarement à deux voitures de se croiser. La suivre en voiture assure déjà le spectacle.

L’Ermitage de Saint Antoine


Cet Ermitage troglodyte qui existe depuis le VIIe siècle était au départ une seule grotte où se trouvent les bassins. Il a été étendu à une grotte chapelle collée à la paroi des gorges construite à la suite du miracle de Suette en 1782 quand de nombreux villageois de Saint-Paul-de-Fenouillet furent sauvés d'une épidémie grâce la protection de Saint-Antoine. Depuis ce jour, au milieu des rochers pousse un platane quasiment sans eau. Il est aujourd'hui immense et propose son ombre paisible aux visiteurs. Les lieux ont été réaménagés au XVe siècle par les franciscains et sont un lieu traditionnel de pèlerinage. Le lieu est en tout cas un témoignage de sacré et de profane. La terrasse offre une magnifique vue sur les Gorges.

Le Jura

06 Octobre 2006

Arbois le nom, Pupillin le bon

Pupillin, joli petit village fleuri aux portes d’Arbois, nous a accueillis pour ce court séjour avec deux couples amis. Pupillin dispose de 90 hectares de vignes où pousse le Ploussard, cépage roi ici puisque ce petit village en est la capitale mondiale. Parmi les quatorze communes d’Arbois, seul Pupillin a le droit d’accoler son nom à celui d’Arbois sur les étiquettes de vin. Les connaisseurs ne s’y trompent d’ailleurs pas et disent « Arbois le nom, Pupillin le bon ».

Désiré Petit


Nous connaissons particulièrement bien le vignoble Désiré Petit créé en 1932 et repris par Gérard et Marcel Petit et aujourd’hui Damien et Anne Laure qui lui donnent une nouvelle dimension. Ils cultivent un vignoble d’une vingtaine d’hectares autour du village et sur les coteaux de Jura. Nous avons pu apprécier la chaleur de leur accueil lors d’une mémorable visite de leurs installations. Nous y avons redécouvert la technique du vin de paille. De belles grappes saines sont récoltées très mures et disposées sur des claies de bois (autrefois de la paille). Déshydratées, elles concentrent le peu de jus qui leur reste, une bonne dose de sucre (au moins 310 g/litres). Les fermentations ne sont pas simple mais le résultat en vaut la peine : robe envoûtante, ambrée, nez explosif de fruits confits, de foins coupés, de champignons, d’amandes grillées, de miel, une bouche fraîche aux saveurs complexes et une longueur… Par ailleurs, le crémant Désiré est certainement le plus beau de France et peut allègrement concurrencer de nombreux champagnes.
Amateurs de nature préservée, d’histoire, de bons vins et de cuisine authentique, nous avons été magnifiquement accueillis, par Stéphanie et Olivier, à la chambre d’Hôtes « La part des anges » qui a depuis changé de propriétaires. La maison est une ancienne maison vigneronne. Nous y avons disposé de chambres très confortables et surtout, nous avons pu y déguster, en table d’hôte, des spécialités de la région merveilleusement préparées par la maîtresse de maison, par ailleurs, experte en cru du Jura. Comment oublier les croûtes aux champignons ou la volaille aux morilles et vin jaune?
La part des anges est un terme vigneron qui évoque la douce vapeur d’alcool qui s’évapore lentement au travers des fibres du bois des fûts. La légende veut que ce subtil breuvage soit un ravissement pour ces chérubins.
Le premier soir, c’est à l'auberge du Grapiot que nous avons découvert des plats de haute volée comme le croustillant de lard poché au macvin et rôti à point qui mettent en valeur les produits des meilleurs éleveurs de la région.

Baume les Messieurs


Le site naturel de baume les Messieurs est l’un des plus romantiques du Jura. Formé par la rencontre de trois vallées, le cirque de Baume est dominé par des falaises dont le flanc est creusé de nombreuses grottes. A leur pied, jaillit la source du Dard qui dévale en cascades de tufs pétrifiantes à travers d’inattendues vasques naturelles. Ce paysage est tout en contraste avec le doux petit village qui s’étire dans la vallée, surplombé par le domaine abbatiale de Baume-les-Messieurs, ses nombreux bâtiments, ses cours, son cloître et ses jardins. En son coeur, l'cœure Saint Pierre, exemple d’art roman jurassien abrite un des plus imposants polychrome d’Europe offert par la ville de Gand.

Château Chalon


Ancienne place forte sur un piton rocheux entouré de vignes, Château Chalon est un site d’une grande beauté picturale. Village de caractère qui a conservé une porte fortifiée et des vestiges du château, témoins de puissance passée. Le long des ruelles, les belles demeures vigneronnes abritent des caveaux creusés dans la roche. Château-Chalon est aussi le nom d’un prestigieux vin jaune qui fait la fierté de toute la région.

Le belvédère des 4 lacs


En guise de petit déjeuner, un grand bol d’air pur nous attendait au belvédère des 4 lacs vers la Chaux du Dombief. Une petite marche de 5 minutes en sous-bois et d’un coup, un point de vue époustouflant sur les 4 lacs : le petit et le grand Maclu, Hay et son île, Narlay le plus profond. On dit qu’une fée égarée un hiver à Narlay frappa vainement à toutes les portes. Finalement, c’est hors du village qu’elle trouva refuge chez une fermière. Le lendemain, la fée, avant de s’en aller, écarta les bras et prononça d’étranges paroles. Le ciel s’obscurcit et une source jaillit en un flot rugissant qui engloutit le village. C’est ainsi que naquit le lac de Narlay.

Les cascades du Hérisson


Trois heures de balade aller-retour le long du sentier des 7 cascades dont la plus haute atteint 65 mètres. Après le saut de l’Éventail, nous avons pique-niqué sur une aire aménagée juste observés par des aurochs. Nous avons fait un sort aux succulents mets régionaux emportés et nous n’avons pas craché sur le Poulsard et le Trousseau que nos épouses s’étaient coltinées dans le sac à dos. Au retour, nous avons pris le temps de visiter la boissellerie du Hérisson au hameau de la Fromagerie www.cascadesduherisson.com

Le domaine de la Renardière


Nous avons terminé notre séjour par le très sympathique domaine de la Renardière dans la cave duquel Jean-Michel Petit et sa très charmante épouse nous ont fait découvrir des cuvées spéciales et expérimentations diverses qui sont la raison d’être du domaine. C’est un petit domaine familial de 6 ha créé en 1990. Jean-Michel nous a fait confiance au point de nous proposer de tester trois produits non encore étiquetés. En finale, il nous a régalés avec une PNG (pour notre gueule), un millésime 1992. Et le jour suivant, au petit matin, alors que nous passions prendre notre commande, il nous a encore proposé son crémant en dégustation. Gentillesse, simplicité et générosité.

Carcassonne

16 Août 2004

De la Montagne Noire aux châteaux cathares

Lors de la deuxième quinzaine d’août 2004, nous avons logé à Carcassonne avec un couple d’amis. De manière assez récurrente, nous sommes partis avec eux la plupart du temps loger en chambres d’hôtes, plus rarement à l’hôtel, et systématiquement pour de courtes durées, dans ce cas, 4 jours. Le principe était simple, je préparais les visites et nos amis s'occupaient de la logistique : logement, restaurants et transport. Cette fois, TGV et voiture de location. Nous avons logé dans deux chambres d’hôtes différentes, juste par curiosité. La première, très champêtre était encore pas mal en travaux. Un accueil simple et sympathique. La seconde, maison, était plus huppée, belle maison de maître peinte en jaune, terrasse arborée et piscine. Au petit déjeuner, nous goûtions les figues tout justes cueillies de l’arbre voisin.
Nous ne nous sommes pas limités à visiter la magnifique Cité médiévale de Carcassonne, son château et ses remparts. J’avais organisé plusieurs excursions et comme je suis curieux de tout découvrir, elles se sont révélées assez fatigantes finalement.

La Montagne Noire


Cette boucle dans la Montagne Noire nous a fait traverser de très jolis villages (Roquefère, Cupserviès), découvrir une chute de 90 mètres et finalement, visiter une grotte. Pour l’anecdote, lors de la visite d’un petit village, une dame nous a spontanément donné la clé de l’église et nous a laissé nous débrouiller. Nous devions lui inspirer confiance. C’est en redescendant de la Montagne Noire vers Carcassonne que nous avons subi un terrible orage, une véritable tempête en fait. Des trombes d'eau rendaient la visibilité nulle. Heureusement, nous étions assez proches du parking de la grotte de Limousis. C’est là que nous avons découvert le vin de grotte. Il s’agit d’un vin vieilli en fût de chêne à une température de 12° et un taux d’humidité de 100%. Après la visite, le temps était revenu au calme et nous avons pu mesurer la force de la tempête aux nombreuses branches arrachées qui jonchaient le bitume.

Fontfroide


La deuxième excursion, nous a menés à l’abbaye Cistercienne de Fondfroide à quelques kilomètres de Narbonne. L’abbaye est une des plus grandes en France et possède une architecture remarquable, tout aussi remarquable que notre très jolie guide. Nous avons continué notre périple par une belle balade autour des vastes étendues d’eau saumâtre du Parc naturel de Narbonne où nous avons observé quelques dizaines de flamants roses. Nous nous sommes évidemment arrêtés dans plusieurs domaines viticoles pour goûter de magnifiques Corbières. Il est loin le temps où on faisait « pisser » la vigne. Les vendanges se font à la main, avec tris sélectifs, égrappages, transport en caissettes... Le plus grand soin est apporté à la vinification et à l’habillage de la bouteille. Pour au final obtenir des vins révélant tout le caractère du terroir: de l'ampleur, de la chaleur, des fruits, des épices...

Les châteaux cathares


La dernière excursion était vraiment trop longue mais passionnante. Nous avons roulé jusqu’aux derniers contreforts des Corbières pour rendre visite à Monsieur Mercier dans son domaine Joliette. L’occasion d’observer le raisin sur pied, dans son terroir et, évidemment, de faire une très belle dégustation de côtes du Roussillon et de Rivesaltes.
Puis, nous sommes partis à l’assaut de la montagne pour découvrir le célèbre village de Cucugnan immortalisé par Alphonse Daudet. Nous n’avons pas vu son curé mais bien son joli moulin. Ensuite, un défilé de châteaux cathares, fils de Carcassonne, plus impressionnants les uns que les autres : Quéribus sur la commune de Cucugnan, Peyrepertuse dressé sur sa crête calcaire à 800 m d’altitude, Puylaurens hanté par la Dame Blanche. Nous sommes passés sur la route qui surplombe l’Agly qui coule au fond des Gorges de Galamus où notre chauffeur a fait montre de toute sa maîtrise pour éviter les parois tout en s’approchant suffisamment du bord de la route pour nous laisser admirer la profondeur et la verticalité des parois. Nous nous sommes arrêtés dans le très charmant village de Saint-Paul-de-Fenouillet pour boire un verre à l’ombre de vieux platanes. Le retour vers Carcassonne passe inévitablement par la route de Limoux longeant l’Aude où, pendant que nous étions bloqués dans un interminable bouchon, des bandes de jeunes profitaient du beau temps pour dévaler la rivière en rafting.

Au final, bien que plus fatigués au retour qu'à l'aller (mais dans le TGV on a le temps de dormir même si c'est rapide), nous sommes revenus avec de bien beaux souvenirs.