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Le souk Khân al-Khalili

07 Novembre 2009

Le bazar aux merveilles

Khân el Khalili, le grand souk du Caire, mondialement connu, en plein cœur du Caire islamique, est délimité au sud par les mosquées Al-Azhar et Al-Hussein et au nord par la mosquée Al-Hakim. C’est en soirée que l’on nous y conduit nous laissant un temps famélique pour découvrir cet endroit magique pour nous, touristes occidentaux. Alors bien sûr, il ne sera question que de visiter les quelques rues principales, soir le bazar aux merveilles dédiées exclusivement aux touristes pressés.

Nous avons tenté d’aller découvrir les allées parallèles, les échoppes et ateliers du quotidien : quincaillerie, légumes, tissus, viande de mouton… Alors, on peut s’y perdre paraît-il. Nous avons perdu la notion du temps et surprise, arrivés deux minutes trop tard au point de rendez-vous, le bus était parti. Re-surprise : le temps de tenter de s’organiser que notre guide apparaît, le bus s’est arrêté dans une voie parallèle pour nous récupérer. Ils sont merveilleux ces Cairotes.

Nous avons tout de même pris le temps de lever le nez et de découvrir, par ci par là, entre la profusion d’articles en tous genres et par-dessus les hauts chargements des transporteurs, quelques remarquables architectures parfois restaurées, souvent malheureusement délabrées.

Souk d’aujourd’hui et bazar oriental : une très belle description du souk Khân al-Khalili au Caire.

Le vieux Caire

07 Novembre 2009

Le vieux Caire très religieux.

Fondée en 969, le Caire (Al-Qahira, la Victorieuse ou Misr) est la capitale de l’Egypte. Sa population officielle est d'environ 17,5 millions d'habitants mais son agglomération comprise, elle compterait plus de 25 000 000 de Cairotes. Cette ville immense, parfois infernale à cause de la circulation impossible et de la pollution, est très active est riche de vie, avec ses nombreux quartiers, monuments, mosquées et souks. Elle est située sur les bords sud du delta du Nil, dans le nord de l'Égypte. La ville, avec son agglomération, comprend en outre trois autres centres mineurs : Imbaba, Héliopolis et Gizeh.

Au Caire, se trouve le plus important musée égyptien au monde. Il est incontournable malgré l'empilement un peu anarchique des objets et des panneaux d'information qui semblent avoir quelques décennies. Le vieux Caire est le quartier le plus ancien de la ville. Les romains y construisirent la forteresse de Babylone qui devint par la suite une enclave chrétienne et juive. On y trouve la synagogue ben Ezra fondée en 1115 et il subsiste cinq églises dont l'église suspendue consacrée à la vierge du IVème siècle, l'église saint Serge de la fin du IV et l'église sainte Barbara. Sous les Fatimides de nombreuses mosquées furent construites. Ensuite, sous les mamelouks, la ville s'agrandit considérablement, devenant la capitale du monde musulman. Les Fatimides continuèrent d'embellir la ville avec de magnifiques mosquées et de nombreuses écoles coraniques. A voir entre autres la citadelle de saladin.

En dehors du plateau de Gizeh et du musée, nous avons visité le quartier copte et la Citadelle de Saladin. Pour nous y rendre, nous avons traversé la ville en bus ce qui nous a permis d’observer de nombreuses situations routières cocasses, de nous rendre compte que la ville est par endroit très moderne mais aussi très pauvre. De nombreux quartiers semblent être insalubres, salles en tout cas. Les photos numérotées de 47 à 64, dans l’album, sont prises de l’intérieur du bus.

Les pyramides

06 Novembre 2009

La périphérie du Caire: Gizeh !

Évidemment, nous ne pouvions quitter l’Égypte sans une visite des pyramides, fantasme de tous les Indiana Jones en herbe. La première surprise, en arrivant, c’est la proximité du site avec le Caire. Sans aucun doute, beaucoup d’entre nous sont frappés car habitués à voir les pyramides filmées ou photographiées sous leur meilleur jour, c’est-à-dire en évitant bien de mettre la ville brumeuse en arrière-plan et en privilégiant la photo sur fond de désert.

Pour commencer, quelques chiffres : Chéops, 148 mètres de haut à l’origine, 230 mètres de côté et 2,3 millions de blocs de pierre environ pour un poids moyen de chaque bloc de 2,5 tonnes, le tout réparti sur 201 niveaux. Khephren, 136 mètres de haut et Mykérinos, 66 mètres de haut comportant un bloc de 290 tonnes. Si on met bout à bout tous les blocs composant les trois pyramides, on peut entourer la France d’une muraille de trois mètres de hauteur.

Chéops, Khephren et Mykérinos sont certes massives mais élancées, élégantes. Leur nonchalance acquise à travers les siècles les a rendues sans doute encore plus magnifiques. Jadis, chacune était recouverte de plaques de calcaire qui, reflétant la lumière du soleil, dissimulaient aux yeux des pillards l’entrée de l’édifice. Au sommet, un pyramidion en or devait briller de mille feux. Tout cela a aujourd’hui disparu. Pilleurs, maçons, … chacun s’est servi sans vergogne, transformant la grande nécropole de Gizeh en vaste carrière de pierres. Seules demeurent les pyramides grandes et petites. Dromos, mastabas, temples funéraires et autres palais ont été arasés. Heureusement, l’opiniâtreté des archéologues a fait des merveilles. En 1818, un aventurier du nom de Giovanni Belzoni trouva l’entrée de la pyramide de Khephren ouvrant ainsi une voie à la compréhension des rites funéraires Égyptiens. En 1926, la tombe de la reine Hetephérès, mère de Chéops est découverte… intacte. En 1954, deux grandes fosses parfaitement dissimulées livrent chacune une barque solaire sous la forme d’un astucieux puzzle géant de 1224 pièces. Celle exposée au pied de la pyramide de Chéops aura nécessité dix ans de travail et de réflexion. Bien des mystères planent encore sur le plateau de Gizeh.

Découvrira-t-on jamais la fameuse chambre secrète de la grande pyramide ?
Percevra-t-on un jour l’énigme du Sphinx, son sens ?
Sous les interrogations, le sable et sous le sable… mystère !

On peut toujours se rabattre sur des explications plus ou moins humoristiques à défaut d’être crédibles..

Abou Simbel

05 Novembre 2009

Le temple le plus mystérieux de l'Égypte antique sauvé des eaux.

Après avoir laissé derrière nous le bateau et le Nil, c’est en bus que notre voyage se poursuit. Plusieurs heures de traversée du désert sont nécessaires depuis le barrage d’Assouan pour parcourir les 270 km jusqu’à Abou Simbel.

Temple nubien, Abou Simbel n’est pas qu’un simple bâtiment mais une œuvre sculpturale monumentale taillée directement dans le roc, à l’origine dans la colline sacrée de Méha.

Le bâtiment est à peu de choses près aussi long que Notre Dame de Paris, soit 49 mètres. A l’extérieur, 4 statues colossales de 20 mètres de haut sont taillées d’un seul bloc dans la pierre. Fidèle aux constructions des temples de l’époque, le bâtiment se compose de deux salles à piliers, d’un vestibule et d’un sanctuaire. Les pièces annexes étaient plutôt destinées à recevoir les offrandes, certains rituels…

Les colonnes de la première salle sont ornées de statues. Sur les murs, on trouve des bas-reliefs décrivant des hauts faits de la vie du pharaon tel la bataille de Qadesh ou d’autres non nommées, ainsi que des scènes rituelles où Ramsès II est représenté en compagnie des divinités Ptah, Ré, Amon. On retrouve des statues de ces dieux dans le sanctuaire dans le fond du temple, taillées elles aussi dans le roc.

Le goût de la mise en scène de l’époque fit en sorte que la méthode de construction permet à la lumière du soleil de venir frapper les représentations de Ramsès II, Ré et Amon deux fois par an, vers le 20 février et le 20 octobre, en laissant dans l’ombre Ptah.

L’entrée du temple d’Abou SImbel fut découverte le premier août 1817 par Giovanni Belzoni après trois semaines de déblaiement. Ce n’est qu’en 1818 que l’inventaire complet sera fait par l’anglais William Banfes et le français Louis Linant. Ce n’est qu’à partir de 1832 que l’on a pu déchiffrer le nom du pharaon qui l’avait fait bâtir : Ramsès II.

A Abou Simbel, taillé dans le roc à l’origine dans les collines sacrées d’Ibshek, le petit temple d’Hathor est connecté à l’épouse de Ramsès II, Néfertari, divinisée sous la forme de la déesse vache. Sur la façade, deux statues colossales de la reine sont encadrées par quatre autres, représentant son époux.

Cette fois, c’est en avion que nous continuons notre voyage, direction Le Caire.

Le temple de Philae

04 Novembre 2009

Le temple d'Isis, femme amoureuse.

Nous sommes arrivés au bout du parcours en bateau. Le barrage qui se dresse un peu plus loin est infranchissable. C’est donc en bus que nous ferons l’excursion suivante.

Le barrage d’Assouan est le plus important barrage hydroélectrique du monde achevé en 1970. Avant sa construction, le Nil inondait encore les plaines fertiles de la vallée de toutes les eaux qui affluaient d’Afrique de l’Est. Ces inondations importantes rendaient le sol fertile mais l’augmentation de la population a nécessité un meilleur contrôle des eaux afin d’éviter, les années de grandes crues, la perte des récoltes. En même temps, ce projet permettrait de produire l’électricité nécessaire au pays. Sa construction pharaonique par 36000 travailleurs a duré 11 ans.

Le manque d’étude approfondie a créé quelques problèmes écologiques insolubles comme le développement de parasites, l’érosion accrue et l’apport de limon déséquilibré, moins de fertilisation des sols, des problèmes pour la faune et la flore, une évaporation accrue et un gaspillage intensif par les agriculteurs. Les vestiges ont également été impactés. Pour deux monuments déplacés (Philae et Abou Simbel) quantité d’autres ont été submergés. Une civilisation a également quasiment disparu, les Nubiens dont les terres ont été noyées se sont disséminés dans le monde et leur héritage culturel aussi.

Philae est une île submergée en 1970 par la hausse du niveau du lac de retenue de l’ancien barrage d’Assouan suite à la construction du haut barrage. Sauvé des eaux dans les années 1970, le temple de Philae est un navire en partance pour l’intemporel. Ses deux pylônes ressemblent aux cheminées d’un paquebot et les colonnes du Mammisi en sont les coursives. Isis, maîtresse des lieux, pleure Osiris, son cher époux enterré sur l’île voisine de Biga. Le culte de cette femme amoureuse, repris par les grecs et les romains comme en témoignent les cartouches des empereurs Auguste, Tibère, Caligula ou Néron et surtout le superbe kiosque de Trajan, sera le dernier à résister à l’évangélisation. Au Ive siècle de notre ère, le temple d’Isis deviendra une église dédiée à Saint Étienne.

Pour en savoir plus, le temple de Philae sur le site Egyptos.

Le village Nubien

04 Novembre 2009

Un petit tour aux abords d'Assouan.

De nombreuses excursions supplémentaires et payantes sont proposées sur le bateau. Toutes ne sont pas forcément intéressantes mais, la visite du village nubien fait partie de celles dont on ne regrette pas le supplément.

Les Nubiens sont un groupe ethnique originaire du nord du Soudan qui habite cette partie de l'Égypte depuis longtemps. Suite aux inondations de leur village après la construction du grand barrage, près de 100 000 nubiens ont été déplacés dans des villages construits pour eux d’Assouan à Kôm Ombo. Souvent peintes à l’intérieur comme à l’extérieur de représentations de bateaux, de symboles, de drapeaux… ces habitations se distinguent des maisons égyptiennes par leur construction en terre et leurs décorations très colorées. Une manière pour eux de perpétuer leurs traditions et leur culture. Deux sites sont à visiter pour découvrir la culture nubienne : les tombeaux des princes nubiens à côté du mausolée de l'Aga Khan et le musée de la Nubie à côté de l'hôtel Old Cataract.

Même si elle est typiquement orientée touristes, la visite est sympathique puisqu’elle commence par un tour en petit bateau d’une vingtaine de places, malheureusement pas en felouque. Nous découvrons le Nil aux abords du barrage d’Assouan. Il est constitué à cet endroit de nombreux petits bras où la faune et la flore se sont richement développées. L’occasion aussi d’approcher de plus près certains bâtiments anciens disposés sur les berges du Nil.

Le premier arrêt nous permet de réaliser l’incontournable cavalcade à dos de dromadaire. C’est évidemment un cliché mais cela n’empêche pas le plaisir de se faire secouer par l’animal et l’amusement de voir chacun plus ou moins à l’aise sur sa monture.

Les paysages qui défilent ensuite pour nous mener au village nubien sont magnifiques. Les eaux du Nil reflètent plantes, dunes de sable, pierres et se parent de couleurs délicieuses. C’est un véritable enchantement. Notre arrivée sur les berges du village ne passe pas inaperçue, nous sommes observés par une dizaine d’enfants et de jeunes gens. Le guide nous conduit à ce qui semble être la maison du chef de village. Nous sommes reçus dans le salon, pièce ouverte protégée du soleil par un paillis. Les murs sont épais et enduits de plâtre coloré en blanc ou de couleurs éclatantes. L'endroit est en tout cas bien adapté à la visite de touristes, de nombreuses places assises sont présentes dans une pièce au milieu de laquelle un bassin accueille un jeune crocodile. Pas question d’y toucher, il est très agressif et ses dents aiguisées ne donnent pas l’envie de le caresser.

Nous nous voyons proposer de prendre une sorte de déjeuner préparé par notre hôtesse nubienne et constitué de produits locaux : du thé et différentes pâtisseries dont certaines à base de miel. Ensuite, la maitresse de maison nous apporte le narguilé. Nous n’avons aucune possibilité d’échanger avec les nubiens, le guide se chargeant de toutes les explications. C'est juste l’occasion en fait de passer un bon moment au calme en découvrant la simplicité et le cadre de vie de ce peuple mais sans en découvrir toute la richesse. Ensuite, après avoir pris quelques photos des autres pièces de la maison, il nous est laissé le loisir de visiter le village.

Le village est constitué de maisons carrées assez basses aux murs en pierres ou en briques enduites de plâtres ou en terre. Elles sont très concentrées et les ruelles sont étroites. Les couleurs sont éclatantes et les portes sont joliment mises en valeur. A quelques exceptions près, les maisons sont en bon état. Peu d’échoppes, juste l’un ou l’autre marchand d’épices de toutes les couleurs présentées en pyramides dans des plats profonds. Une échoppe malheureusement fermée a repris le nom Carrefour. Nous ne rencontrons que peu de personnes dans le village mis à part un enfant espiègle au large sourire.

Nous achevons notre tour avec la visite de la toute petite île Kitchener, paradis tropical appelé l'île aux Fleurs où sont plantées de nombreuses plantes d'Afrique équatoriale, tropicale et d'Asie : sycomores, palmiers, ébéniers, tecks, tamaris. L’île abrite aussi plusieurs espèces d’oiseaux rares. Elle fut offerte à commandant de l'armée d'Égypte, le Lord Kitchener (d’où son nom), pour sa victoire contre le Soudan en 1898.

Lors de notre retour au bateau, nous avons été abordés par des colporteurs en barques. Décidément, tous les moyens sont bons pour nous vendre leur camelote.

Edfou

03 Novembre 2009

Célèbre pour son temple dédié à Horus le grand

A une centaine de kilomètres de Louxor, sur la rive ouest du Nil, la ville d’Edfou, ancienne capitale de l’antique Egypte. Elle doit sa célébrité à son temple dédié à Horus le grand. Ce temple est le mieux conservé de toute l’Egypte à un tel point qu’on pourrait le croire construit tout récemment. Il est aussi le deuxième en taille après Karnac, soit 137 m sur 79m. Sa construction, parallèle au cours du Nil, débuta en 237 avant notre ère, il aura fallu pas moins de deux siècles pour en achever la construction.

Avant même de pénétrer dans les lieux, on est saisi par la beauté des deux faucons de granit noir qui encadrent la porte du premier pylône et qui symbolisent le dieu Horus. Au fur et à mesure que l’on s’avance dans le sanctuaire, les pièces deviennent de plus en plus petites et l’obscurité se fait plus intense. On découvre ainsi la bibliothèque, la salle des offrandes, différentes chambres de culte…

La découverte du petit autel accueillant la barque d’Horus intensifie le sentiment de sacré éprouvé tout au long de la visite du temple.

A l’époque chrétienne, le temple fut transformé en église. Les premiers chrétiens se sont particulièrement acharnés à détruire les pieds et les mains des personnages des bas-reliefs en les martelant.

On peut découvrir une très intéressante description du temple sur cette page.

Kôm Ombo

03 Novembre 2009

Kôm Ombo dédié au culte des dieux Sobek et Haroëris.

Nous avons déjà parcouru plus de 160 kilomètres vers le sud depuis Louxor et c’est de nuit que nous abordons les rives du temple de Kôm Ombo. C’est un ballet assez impressionnant mais bien organisé de bateaux accostant au plus près de l’accès principal. Alors que la nuit est déjà tombée, le site est entièrement éclairé et les constructions se reflètent joliment dans les eaux du fleuve « sacré ».

Datant de la période des pharaons Ptolémée et modifié sous le règne des empereurs romains, le temple de Kôm Ombo est le seul à être composé de deux sanctuaires dédiés à deux divinités : Sobek, le dieu crocodile et Horus, le dieu faucon. Les colonnes du temple de Kôm Ombo sont surmontées de chapiteaux aux différentes formes. Certaines sont surmontées d'un simple parallélépipède tandis que d'autres plus élaborées sont dites palmiformes puisque leur chapiteau représente des feuilles de palmier.

Une des scènes gravées sur le mur de l’enceinte est très rare et très révélatrice des connaissances des égyptiens : une liste d’instruments médicaux et de chirurgie.

Aux abords du temple, nous découvrons également une excavation qui servait à mesurer la hauteur du Nil.

Petite anecdote : notre chien a la particularité d’avoir les yeux comme maquillé de noir à la façon du khôl des anciens égyptiens. Nous l’avons appelé Sobek, nom de la divinité à tête de crocodile maître des eaux où la présence de crocodiles était pour les égyptiens l’annonce d’une crue favorable. Il deviendra ensuite un dieu important dans le panthéon sous le nom de Sobek-Rê.

Le Nil

02 Novembre 2009

Fleuve des dieux

Le Nil (Iteru en Egyptien ancien) colonne vertébrale de la culture égyptienne depuis l’âge de pierre, était le cœur de la civilisation de l’Égypte antique dont la majorité de la population et toutes les villes se situaient le long de sa partie au nord d’Assouan. Il est le plus grand fleuve d’Afrique prenant sa source dans les régions équatoriales. Le Nil Blanc et le Nil Bleu sont ses principaux affluents. Le Nil Bleu prend sa source dans les montagnes éthiopiennes tandis que le Nil Blanc est alimenté par des cours d’eau important dont l’un émarge de la forêt de Nyungwe au Rwanda.

Le changement de climat déjà et sans doute, une trop importante exploitation des terres comme pâturages ont desséché les terres pastorales de l’Égypte pour former le désert du Sahara, probablement vers -8000.
L’hypothèse est que les habitants ont alors émigré vers le fleuve où ils ont établi une économie agricole sédentaire et une société centralisée.

Pendant trente siècles, seules les felouques et les canges à rames ont navigué sur le Nil de Haute-Égypte. Il n’a fallu que cinquante ans pour qu’une armada de palaces flottants l’envahisse bouleversant son trafic fluvial millénaire.

Considéré comme un fleuve sacré dans l’Antiquité lorsqu’il sortait encore de son lit, il était célébré comme une divinité.

La carte des visites.

Les temples de Karnak

02 Novembre 2009

Le plus grand site archéologique du monde.

A peine arrivés, nous découvrons le bateau, ses fonctionnalités et notre chambre que nous voici partis visiter le premier temple. Nous sommes immédiatement confrontés à la grandeur des constructions égyptiennes. Après avoir franchi les traditionnelles haies de vendeurs de camelotes, nous arrivons sur une énorme esplanade limitée par le premier pylône (un pylône est constitué de deux grands massifs en pierre enserrant une porte) du temple de Karnak.
Ce que l’on appelle à tort « temple de Karnak » est en réalité un vaste ensemble de temples, de pylônes, de chapelles… construits par les pharaons successifs sur une durée d’environ 2000 ans. Ce complexe s’étend sur plus de 2 km² et est le plus grand complexe religieux de l’Antiquité. Orienté selon ses deux axes orthogonaux, le site de Karnak reflète la conception fondamentale que les égyptiens se faisaient de l'ordre du monde. L'axe nord-sud est un axe terrestre qui correspond au cours du Nil, et l’axe est-ouest un axe céleste qui répond à la course quotidienne du soleil, second principe vivificateur de la terre d’Egypte.

Découvrir le plan du site.

Situés à deux kilomètres au nord de Louxor les temples de Karnak sont reliés aux berges du Nil par une allée, le Dromos, bordée de 40 sphinx à tête de lion dont certains portaient une tête de bélier à cornes recourbées symbolisant la puissance et la fécondité et d’autres une tête humaine.

Le premier pylône, d’une longueur de 113 mètres et d’une épaisseur de 15 mètres, a été construit au IVème siècle avant JC sous le règne de Nectanebo Ier. Ce pylône, le plus grand d’Égypte, est inachevé. Il devait atteindre 32 mètres de hauteur. Ces parois présentent un aspect grossier. Les deux môles de grés du pylône symbolisaient chacun une des chaînes montagneuses qui délimitent la vallée fertile, seule partie habitable du pays et qui sont les deux horizons entre lesquels s'accomplissait la course du soleil.

Le deuxième pylône, attribué à Horemheb est précédé par deux statues colossales de Ramsès II en granit rose. La statue en pied située à gauche du portail, d'une hauteur de 15 mètres, comporte une petite statue de sa fille et épouse Bent-Anath. Difficile de ne pas éprouver un choc visuel lorsque l'on franchit les portes du second pylône et l'on pénètre dans la grande salle hypostyle (espace fermé dont le plafond est soutenu par des colonnes).

Le troisième pylône borde une cour qui abritera une paire d’obélisques qui marqueront à la fois de l'entrée vers la demeure secrète du dieu et la rencontre des directions cardinales du monde, sur lesquelles régnait Amon.
Six obélisques se dressaient au milieu de ce qui était la grande cour de fête du temple d’Amon.

Le quatrième pylône, bâti en calcaire sur un noyau de grés, correspond à la façade du temple d’Amon. Il forme avec le précédent une petite cour dont il ne reste que des vestiges appelée cour des fêtes de Thoutmosis II et qui abritait quatre obélisques.

Le jardin botanique est un vestibule dans lequel Thoutmosis III fera représenter la faune et la flore rapportées de ses campagnes en Asie. Il introduira la poule en Égypte. Les animaux semblent se diriger vers le sanctuaire Damon générateur.

Le sanctuaire d’Amon générateur n'est qu'un passage vers l'endroit le plus caché du temple, accessible en hauteur, qui mène à la cachette où devait résider le dieu. La salle décorée, prévue pour célébrer les jubilés de régénération du pouvoir royal, était dédiée à la puissance d’Amon-Ré. Le plafond était supporté par des colonnes cannelées.

Le septième pylône était précédé de deux statues colossales et deux obélisques dont l’un se trouve actuellement à Istanbul. Le passage entre la cour de la cachette est la suivante se fait par le passage du septième pylône aménagée par Thoutmosis III, alors que le huitième existait déjà depuis le règne d’Hatchepsout. La cour créée entre ces deux pylônes sera la première grande cour royale du temple.

Tout connaître sur Karnak : le projet Karnak.

Cette première approche de la conception religieuse de l’Égypte Antique est un véritable choc. Tout est tellement grandiose, voire écrasant, dans cette succession de temples. Nous comprenons rapidement aussi qu’il va falloir faire avec plusieurs facteurs moins agréables : les colporteurs parfois trop insistants, le soleil plein les yeux lorsqu’on lève la tête pour découvrir les décorations en haut des constructions et surtout, la grande masse de touristes agglutinés autour des guides devant chaque point d’intérêt.

La Vallée des rois

02 Novembre 2009

Vallée des rois et colosses.

Après la visite de Karnak, nous quittons notre bateau et ses salons reposants pour quelques kilomètres en bus afin de découvrir la Vallée des rois. Sur le chemin, nous nous arrêtons sur le site des colosses de Memnon.

Les colosses de Memnon sont les seuls vestiges du temple funéraire d’Amenophis III. Ils consistent en deux statues représentant le roi. Ces colosses d’une hauteur de 18 mètres environ, étaient, par le passé, positionnées juste devant le pylône du temple. Taillées dans du quartzite rose, elles représentent donc le roi ainsi que sa mère Moutemounia et sa femme Tiyi, présentent au niveau des jambes du roi. Si les colosses de même nom sont aujourd'hui en si mauvais état, cela est en partie dû à d'autres rois égyptiens qui ont arraché des pierres des colosses afin de les employer dans leur propre temple. Quant au temple, il a été totalement démantelé lors de l'antiquité. Blocs, statues et stèles se sont retrouvés dans les temples de Merenptah et de Ramsès III.

Enfin, nous découvrons, au creux d’une vallée perdue remplie de pierres brûlées par le soleil et à la végétation inexistante, la Vallée des Rois Ouadi Biban el-Molouk. Elle abrite pourtant les tombes des plus grands pharaons que l'Egypte ait connus.

Afin d'éviter les pillages, comme ce fut le cas avec les pyramides, les pharaons du nouvel empire creusèrent des galeries et des salles dans la montagne de Thèbes afin de protéger leur sanctuaire des pillards. Du coup, vu la quantité de tombeaux présents dans la vallée de la montagne de Thèbes, ce lieu fut surnommé la vallée des rois. Le fait est qu'à ce jour bon nombre de tombeaux découverts ont été pillés. Seule la tombe royale de Toutankhamon a été retrouvée intacte.

Aucune photo de l'intérieur des tombeaux de la vallée. Il est interdit d'en prendre afin de préserver les couleurs des murs intérieurs. Dommage, les tombeaux des rois sont d'une rare beauté !

Avant de monter dans le bus, je me suis promené dans les environs, sur une bute suffisamment haute pour tenter d’obtenir sans succès une photo du site. A mes pieds, j’ai découvert une demie statue scultée dans de la pierre blanche. Je l’ai emportée car sans doute il s’agit là d’une copie cassée laissée pour compte à moins que...

Voici un très guide très complet de la Vallée des rois .

Les tickets d'entrée

01 Novembre 2009

Les billets d'entrée: de bien jolis souvenirs

Juste pour le plaisir, j'ai gardé les billets d'entrée des différents sites.

Il est de plus en plus fréquent, aujourd'hui, de faire un effort sur la présentation du billet d'entrée qui n'est plus simplement un ticket numéroté.

Ce n'est pas encore le cas partout, encore moins en 2009, quand nous avons effectué cette croisière sur le Nil. Raison de plus pour saluer l'effort des officines de tourisme égyptiennes qui nous ont proposé de bien jolis billets.

Malheureusement, la numérisation ne rend pas tous les effets. On peut juste s'en faire une idée.